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© Laurencine Lot


Monsieur chasse !
au Théâtre 14
Jean-Paul Tribout retrouve quelques-uns de ses fidèles compagnons de scène pour son premier Feydeau, où se succèdent des quiproquos adultérins inénarrables, illustrant, selon lui, la "dichotomie entre la frénésie de jouissance des contemporains de Feydeau et les débuts du règne tyrannique de la morale bourgeoise".
Jean-Paul Tribout

Pour quelles raisons avez-vous eu envie de vous confronter à Feydeau ?
Je venais de monter une pièce assez aride, Le Vicaire de Rolf Hochhuth, et j'avais envie de tenter une sorte de grand écart en me confrontant, avec une partie de la même équipe et dans le même théâtre, à un auteur réputé de pur divertissement, qualifié d'« horloger » ou d'« ingénieur du rire ». Et de voir pourquoi ces histoires de cocus d'un autre temps continuent de nous amuser !

En multipliant les clins d'œil à Lubitsch et à Capra, avez-vous opté pour une mise en scène empruntant aux codes cinématographiques ?
Je crois que nous sommes tous influencés, consciemment ou non, par le cinéma. J'ai monté Le Triomphe de l'amour de Marivaux en référence à La Règle du jeu de Renoir... pour découvrir que Renoir disait avoir été influencé par Marivaux ! Lubitsch et Capra, les maîtres de la comédie américaine, sont quant à eux les héritiers du vaudeville européen.

Quel personnage allez-vous incarner sur scène ?
Je joue un vieux mari coureur, tiraillé comme tous les personnages entre désirs et mensonges, entre portes et lit, qui sont les personnages principaux des pièces de Feydeau ! Les comédiens n'étant là que pour faire claquer les unes et tourner autour de l'autre !


Jacques Fontanel

Pour quelles raisons aimez-vous travailler sous la direction de Jean-Paul Tribout ?
Jean-Paul Tribout est fidèle à une équipe technique et artistique : c'est un plaisir de retrouver une partie de ses camarades d'un spectacle à l'autre. Et ses choix de mise en scène sont éclectiques : j'ai joué avec lui Sartre, Vercors... et maintenant Feydeau, que des mondes séparent ! Sa curiosité est au service de l'auteur et son travail vise à faire exister un texte dans un esprit de transmission.

En quoi Monsieur chasse ! a-t-il retenu votre intérêt de comédien ?
C'est une pièce que j'aime beaucoup, depuis longtemps. J'avais vu la mise en scène de Robert Dhéry à l'Atelier. Le personnage de la Comtesse mise au ban de la société et contrainte de tenir une « maison » m'avait frappé car, en plus de la drôlerie, il y a dans Monsieur chasse ! un regard très juste sur cette société tolérante envers les fautes des maris, mais intraitable envers les femmes !

Quelles couleurs allez-vous donner à votre personnage, Moricet ?
C'est un bourgeois ordinaire (médecin ayant des prétentions littéraires) qui courtise la femme de son meilleur ami. Cette situation bien banale va l'entraîner dans un tourbillon de mensonges et lui faire passer une nuit d'enfer, alors même qu'il espère concrétiser son rêve et « toucher à la fesse promise».
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 21/05/2013

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