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© Bruno Perroud


Loïc Mobihan
Demain il fera jour
Après Nono et son délicieux Récital emphatique, Michel Fau s'attaque au répertoire de Montherlant, entouré de Léa Drucker et de Loïc Mobihan. Le jeune comédien incarne un adolescent encouragé par son père à s'engager dans la Résistance, ce dernier redoutant de se voir reprocher son commerce avec les Allemands
Quels sentiments a déclenchés chez vous cette pièce de Montherlant ?
Ce qui m'a frappé est avant tout la beauté du style. L'écriture, singulière, ne se cantonne pas à un seul registre : la pièce commence comme une comédie féroce (on rit beaucoup) et se termine en tragédie lyrique. La concision - et la précision - de la forme (1 h 20 min), alliée au caractère tragique du fond, est saisissante pour le lecteur et le sera, je l'espère, pour le spectateur !

Comment percevez-vous le personnage de Gilles ?
Gillou est un adolescent oisif, un peu naïf, écrasé par l'autoritarisme de son père et étouffé par l'amour presque malsain que lui porte sa mère. Pris dans cet étau, il peine à se réaliser. La possibilité de rejoindre la Résistance va lui permettre d'échapper à ce carcan familial sans avoir conscience de la dangerosité de cet engagement. Michel Fau voit Gillou comme un chiot volontariste, avec un côté « p'tit con » haussant le ton avec son père, mais à l'innocence tendre et attachante.

Dans quel univers visuel, Michel Fau a-t-il transposé l'action ?
Nous évoluons dans une carte postale aux tons sépia représentant un intérieur bourgeois froid, oppressant et sans issue. L'espace emprisonne volontairement les personnages pour leur laisser peu de marge de manœuvre. Les maquillages, expressionnistes, contribuent à souligner cet aspect angoissant.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 15/05/2013

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