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Jacques Faugeron


Hyde, l’ombre et la lumière
Au Théâtre de Ménilmontant
Une pièce de théâtre d'Isabelle Florel et de Serge Kadoche, qui en assure aussi la mise en scène, librement inspirée du roman de Robert Louis Stevenson Docteur Jekyll and Mister Hyde.
Avec Jacques Faugeron dans un des rôles principaux.
Isabelle, comment êtes-vous venue à écrire une pièce sur ce sujet?
Tout part de l'histoire du roman de Robert Louis Stevenson, qui parut en 1885 et fut adapté au théâtre trois ans plus tard. Fait étrange, c'est justement en cette même année 1888, et à Londres aussi, que commencent les crimes de Jack l'éventreur. J'ai alors voulu que mon adaptation mêle fiction et réalité, et, à travers une trame unique, allié ces deux histoires qui, au-delà de l'horreur, sondent aussi notre comportement humain, qui est au cœur des préoccupations de l'époque -?et toujours d'actualité. C'est l'arrivée de la psychanalyse. Et le quartier de Whitechapel, en proie à la prostitution alors, va, par le biais de ces meurtres atroces, devenir la part d'ombre du Londres victorien, surgissant tout à coup à la face d'une société, quoique brillante, assez puritaine et repliée sur elle-même.

Serge, vous dites que votre mise en scène repose sur fantastique et contraste...
Oui, la dimension fantastique est très présente et permet d'apporter une couleur supplémentaire, un ton qui contrebalance la part rationnelle de l'histoire. à travers une scénographie où les trois lieux se mélangent et des jeux de lumière, on crée une mouvance inquiétante qui sert aussi au suspense, à une ambiance angoissante, et une modernité dans la forme. Le contraste est aussi visuel que présent dans ma direction d'acteurs - c'est le concept même de la pièce : l'ombre et la lumière, le bien et le mal, deux mondes qui se confrontent, la bonne société et les bas-fonds, contraste des personnages, entre eux et en eux, l'être et le paraître. Visuellement, la pièce est très cinématographique, les meurtres étant suggérés, invitant aussi le spectateur à imaginer ce qui se passe dans l'ombre, afin de l'impliquer et de le surprendre aussi.
Zoom par Samuel Ganes
Paru le 08/04/2013

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