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© Bruno Perroud


Samuel Ganes
“Rouge” Au Vingtième Théâtre
Dans le cadre de sa trilogie Rouge - Bleu - Jaune, où l'enfant est exposé à la cruauté du monde des adultes,
Samuel Ganes revisite le conte de fées traditionnel. Avec Rouge, il propose une vision «?onirique et horrifique »
Pour quelles raisons avez-vous souhaité explorer le conte de fées ?
Je voulais faire un spectacle tout public. Les contes ont cet avantage d'avoir une double lecture et d'amuser les petits comme les grands sur des registres différents. Inscrit dans notre culture populaire, le genre permet aussi toutes les transgressions et on peut parler de cannibalisme ou d'inceste sans être censuré, ni même choquer.

La psychanalyse s'est emparée des contes au XXe siècle. Ne les a-t-elle pas un peu éloignés de leur dimension spirituelle ou initiatique, à savoir la mise en garde contre le danger potentiel que représentent les âmes déchues ?
La dimension psychanalytique des contes n'a d'intérêt qu'avec le recul : sur le moment, vous n'avez pas le temps d'analyser, mais vous pouvez y repenser par la suite et vous en amuser. C'est pourquoi j'ai conservé toutes les références implicites des versions d'origine (Perrault, Grimm...), que j'ai mélangées et réécrites en vers. La mise en garde contre le danger est, selon moi, moralisatrice. Beaucoup de contes se finissent par une morale. J'ai pris le parti que, même enfant, le spectateur n'a pas besoin qu'on lui fasse la morale. À lui de réfléchir, de méditer !

Vers quels sentiments conduisez-vous le spectateur ?
L'humour mais aussi la peur. Ce sont deux sentiments contraires et qui pourtant s'imbriquent : ils sécrètent tous deux de l'adrénaline ! L'humour est dans le texte et le caractère fantasque des personnages, la peur dans le suggéré et l'obscurité.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 01/04/2013

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