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Bruno Perroud


L’Atelier Palmade devient La Troupe à Palmade
Tout commence en 2006. Jean-Marc Dumontet ouvre alors les portes de son Point-Virgule puis de son Théâtre des Variétés à Pierre Palmade et à son « laboratoire » de comédiens et d'auteurs. Sous l'œil « franc, délicat et constructif » de ce maître de l'humour, les « ateliérains » perfectionnent leur jeu et leur plume et se regroupent à deux ou plus pour une saynète. Ceux de la première heure ont joué dans Le Comique de Pierre Palmade comme dans Made in Palmade et Le Grand Restaurant à la télévision. En parallèle, le public de la Gaîté-Montparnasse, puis d'autres théâtres, découvre leurs meilleures œuvres. Ayant assisté à une représentation, je vous l'assure, il s'agissait bien d'un spectacle pro, composé d'univers différents mais cohérent, de comédiens excellents et de textes exigeants et drôles.
Aujourd'hui, la Comédie de Paris accueille La Troupe à Palmade pour des pièces à sketchs écrites autour d'un thème pour une quinzaine d'artistes. Après Les Frères et L'Entreprise, place en mars à une Carte blanche à Noémie de Lattre autour des Femmes libérées. En une vingtaine de sketchs, avec ses camarades, elle nous apprendra « comment être une femme hétéro, amoureuse et féministe » !


Trois « ateliérains »,
Rudy Milstein, Thierry Pietra et Joffrey Platel, nous en disent plus.


Rudy Milstein prend des cours de théâtre dès 13 ans. Après avoir tenté une école de commerce, il revient à ses premières amours, la scène. Auteur des sketchs du spectacle Les Frères, il a aussi écrit Les Malheurs de Rudy, qu'il joue au Point-Virgule avec quatre de ses compagnons de l'Atelier, qu'il rejoint en 2011.
Thierry Pietra veut, dès l'enfance, être un de ces « comédiens qui font semblant ». Entre des études de droit international et un tour du monde de sept ans, il suit la classe libre du Cours Florent. Depuis quinze ans, il alterne théâtre, radio, télévision et cinéma sous la direction de Chéreau, Tasma, Jeunet... Il intègre l'Atelier en 2009.
Joffrey Platel a très vite la vocation de raconter des histoires et de faire rire (ça marche déjà fort en famille et à l'école !). Il décroche son premier rôle au cinéma dans Paris de Klapisch, qui en amène d'autres, y compris à la télé. L'envie de scène et de comédie le taraudant, il est à l'Atelier depuis deux ans.

Quels sont les critères d'entrée à l'Atelier ?
J. P. :
Le talent ! (Grands éclats de rire partagés). On y entre sur audition mais Pierre ne dit jamais pourquoi il nous choisit.
R. M. : Pour lui, c'est purement subjectif, instinctif, du genre : parce que c'était lui, parce que c'était moi.
T. P. :On a tous une période d'essai au cours de laquelle il teste notre comportement, pour préserver la troupe.

Pourquoi avez-vous intégré l'Atelier ? Qu'y avez-vous trouvé ?
J. P. :
Ayant depuis toujours la troupe du Splendid comme modèle, l'Atelier semblait idéal pour faire des rencontres, travailler, jouer avec d'autres, créer ma propre troupe. J'y ai découvert un humour bien foutu, sans facilités... bref, différent de ce que l'on voit trop souvent sur scène. Enfin, les remarques fines, pointilleuses, toujours justes et constructives de Pierre me font progresser.
R. M. : Je me suis battu pour y entrer après avoir découvert, en représentation, ses comédiens et leur travail. Outre l'évolution en groupe, on apprend à exploiter nos propres qualités. Pierre ne se revendique pas prof ou coach mais
« spectateur exigeant ». Il nous pousse vers la sincérité, le naturel et à sans cesse surprendre. Aujourd'hui, on joue ce que j'écris, c'est jouissif !
T. P. : Je donnais la réplique à Laurence Yayel lors de son audition. Il m'a proposé de revenir avec elle. Je suis un solitaire mais j'ai réussi à m'intégrer. Maintenant je m'éclate... y compris dans l'écriture. Nous sommes le premier public de chacun, dans le respect et la bienveillance mais sans complaisance. Et puis, il y a Pierre et son génie de l'écriture ! On apprend comment déplacer une virgule, enlever quelques mots ou en changer un seul transforme un sketch du tout au tout. Alors, faire rire avec nos textes, c'est un pur
bonheur.

Vous voyez-vous ateliérains longtemps encore ?
J. P. :
Oui, si Pierre le veut ! C'est un formidable moyen de montrer, dans des conditions pro, ce que l'on sait faire. Et ce sera toujours un vivier extraordinaire pour échanger ou monter des projets à plusieurs et un training permanent pour se ressourcer.
T. P. : Je suis heureux et fier d'appartenir à cette bande. Parfois, je vais à nos rendez-vous hebdomadaires avec un moral en berne et ressors avec la pêche. Et puis, les représentations m'ont permis de décrocher de beaux rôles au cinéma. Alors, oui, longtemps, pour les camarades, le travail et la vitrine !
R. M. : Oui, car je voudrais bosser avec chaque membre de la troupe. C'est très confortable de travailler avec une famille qu'on aime, qu'on admire et avec qui on est en confiance !

Votre mot de la fin ?
(Tous ensemble) Merci, Pierre !
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 08/03/2013

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