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Didier Long
D.R.


Didier Long
Décontracté, sensible et spontané, à 36 ans, il est l’un des metteurs en scène les plus courtisés du théâtre privé
Et pour cause : la révélation de Marie Laforêt dans « Master Class », ou encore d'Isabelle Carré dans « Mademoiselle Else », c'est lui.
Quand je serai grand...

« Je ne me souviens pas, petit, avoir eu envie d'autre chose que de monter sur les planches, à l'instar de ces comédiens presque irréels que je voyais au théâtre de la Ville où mes parents m'avaient offert un abonnement. J'avais 9 ans, je ne comprenais rien ou presque, je chialais et je rêvais ! »

Pour lui, malgré un doctorat de droit, ce sera le théâtre et rien d'autre. Il monte ainsi sa première troupe à l'âge de 15 ans, suit des cours de théâtre et joue jusqu'en 1995, avant de se consacrer exclusivement à la mise en scène.

De l'ombre à la lumière

En 1995, il met en scène Le Boxeur et la Violoniste. « Nous n'avions pas de production, nous ne savions pas où nous allions jouer la pièce. On répétait en plein hiver dans un local sans électricité, sans chauffage, et je finissais la direction d'acteur à la bougie, à un mètre des comédiens. Intimité garantie, aventure passionnante et passionnelle. »
Le succès de la pièce lui permet de monter, dans la foulée, Le Roman de Lulu, pour lequel il obtient sa première nomination aux Molières.
Une direction d'acteur qui utilise tout le potentiel des comédiens, une recherche minutieuse de décors, costumes et lumières au service de l'œuvre : le phénomène Didier Long est lancé.

Au microscope des émotions

Ses mises en scène ont avant tout été remarquées pour l'étonnante authenticité se dégageant des personnages. Lui-même déclare centrer tout son travail sur l'humain. Il part à la recherche de ponts entre la personnalité des comédiens, leur sensibilité, le rôle qu'ils ont à jouer et la direction qu'il a personnellement choisie de prendre. « Je pense que le metteur en scène doit s'imposer de comprendre l'acteur plus que lui-même, pour ensuite permettre d'ouvrir au maximum ses seuils de tolérance et de réactivité. Alors, au travers de cette véritable histoire d'amour passionnelle que sont les répétitions, peuvent naître des personnages à fleur de peau et qui rejoignent une forme de vérité, sans caricature. »
Prenant le parti de l'émotionnel, il estime que l'esthétisme n'a de sens que s'il est réellement justifié. Il crée des univers contrastés au sein desquels l'imaginaire tient une place primordiale et où le texte et le comédien sont mis en avant. « J'essaie, au fur et à mesure des répétitions, d'atteindre un maximum de dépouillement. Ce qui me plaît, c'est de générer des émotions tout en laissant le spectateur libre de créer son propre cheminement de pensée. »


Becket ou l'honneur de Dieu
(au théâtre de Paris)

Cette pièce de Jean Anouilh relate la relation quasi passionnelle qu'entretinrent, au xiie siècle, Henri II d'Angleterre (Bernard Giraudeau) et Thomas Becket (Didier Sandre), gentilhomme saxon que le souverain nomme successivement chancelier du royaume puis archevêque de Canterbury. Une fois à la tête de l'Église, Becket placera les intérêts du clergé au-dessus de ceux du roi, se lançant dans un bras de fer qui le mènera à sa perte.
« Cette pièce se positionne à la fois au plus intime des personnages, avec l'amitié exclusive qui les lie, mais également au plus politique, au plus extraverti, avec le jeu du pouvoir qui les fera s'opposer. Becket et Henri II vont aller jusqu'au bout de leurs sentiments et de leurs contradictions. C'est ce qui fait la force et la modernité de leur relation. »


2001 : rencontre avec le 7e art

Parallèlement à ses projets théâtraux (avec en octobre Une vie bouleversée de Etty Hillesum au Centre Rachi), Didier Long réalisera début 2001 son premier long métrage, d'après un scénario de David Decca. Cette comédie sentimentale nous plongera dans le quotidien d'une jeune femme de 30 ans s'attachant à vivre dans la plus totale liberté. Le jeune réalisateur prévoit d'aborder le cinéma avec l'acquis du théâtre, en mettant un accent particulier sur la direction d'acteur.

94/97
* Directeur artistique du Festival « Pierres de culture » (Conseil général de Moselle)
95/96
* Le Boxeur et la Violoniste de Bernard Da Costa (avec Michèle Garcia et Patrick Rombi)
* Le Roman de Lulu de David Decca (avec Sandrine Kiberlain et Gérard Darmon)
96/97
* Bel-Ami d'après l'œuvre de Maupassant, adaptation de Pierre Laville (avec Pierre Cassignard, Macha Méril et Geneviève Casile)
* Hygiène de l'assassin d'après l'œuvre d'Amélie Nothomb (avec Jean-Claude Dreyfus et Nathalie Cerda)
98/99
* Pâte feuilletée d'Alain Stern (avec Claude Evrard, Bernard Fresson et Frédéric Quiring)
* Master Class de Terrence Mac Nally (avec Marie Laforêt)
* Mademoiselle Else d'après l'œuvre d'Arthur Schnitzler (avec Isabelle Carré)
2000
* Juillet - Directeur artistique du Festival de la Correspondance à Grignan (Drôme)
* Becket ou l'honneur de Dieu de Jean Anouilh (avec Bernard Giraudeau et Didier Sandre)
* Une vie bouleversée de Etty Hillesum au Centre Rachi.
Portrait par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 01/09/2000

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