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Brice Hillaire
Bruno Perroud


Brice Hillairet et Chloé Olivères
Entre voyage initiatique et crêpes aux fesses
C'est au Théâtre du Rond-Point que deux pièces de Pierre Notte se partagent l'affiche - "Sortir de sa mère" suivi de "La Chair des tristes culs" - et, fait admirable, avec la même distribution. Rencontre avec deux des interprètes : Brice Hillairet et Chloé Olivères.
Avant ces deux pièces, vos parcours se sont déjà croisés...
Chloé : Oui, avant Pierre Notte, nous avons déjà travaillé ensemble dans RER de Jean-Marie Besset, au Théâtre de la Tempête, mis en scène par Gilbert Desveaux, duo que j'ai retrouvé pour Il faut je ne veux pas au Théâtre de l'Œuvre.
Brice : Pour ma part, j'avais joué pour la reprise de Perthus de Jean-Marie Besset, au Vingtième Théâtre, mis en scène aussi par Gilbert Desveaux. Je jouais le soir Perthus et retrouvais Chloé la journée pour les répétitions de RER.

Parlons déjà de Sortir de sa mère...
Chloé : On a créé Sortir de sa mère en Avignon. C'est une histoire de famille. Un frère et une sœur, dont la mère est devenue folle et dont le père vient de mourir, vont alors être confrontés aux problèmes d'héritage, de funérailles... Comme dit Pierre, « c'est un hommage aux mères et à tous ceux qui doivent les supporter ». C'est une exploration du statut de la mère et de ce que chaque enfant porte en lui de lien à sa propre génitrice. C'est surtout un conte initiatique moderne, où deux enfants vont devoir apprendre et comprendre leurs origines.

Et La Chair des tristes culs ?
Brice : Une vieille fille tient une crêperie et décide de louer une chambre à un jeune homme suicidaire pour en récupérer le corps. Elle est certaine de redonner un goût d'humanité aux vivants en proposant des crêpes à la chair humaine. Mais son hôte n'arrive pas à passer à l'acte, empêché par le fantôme d'une fille blonde et par le goût de la vie qui revient. Il y a des liens d'amour et c'est une pièce sur la cohabitation des morts et des vivants, et l'incidence des uns sur les autres.
Chloé : C'est aussi une pièce sur l'amour salvateur, je trouve, c'est extrêmement optimiste.

Oui, car, malgré des sujets graves, l'ensemble est joyeux...
Brice : Oui, beaucoup, on est dans le cabaret loufoque ! C'est une écriture qui fait rire facilement et qui ne tombe jamais dans la vulgarité. C'est important de dire que les deux spectacles sont indépendants et que, malgré le fait que ce soit la même équipe, la même forme chantée, le même auteur..., ils ne se ressemblent pas.
Chloé :Oui, pour les deux, le fond est tragique, la forme est drôle, mais le rythme est très différent. Avec Pierre, tout est travaillé en détail, tout est chorégraphié jusqu'à la moindre mimique, c'est un vrai travail d'orfèvre. Tout est codifié. Autant, dans le premier, on change de personnage tout le temps, on fait des adresses au public ; dans le second, chacun n'a qu'un seul personnage, il y a un décor, on est davantage dans une fiction - et, d'ailleurs, je fais
Dossier par Samuel Ganes
Paru le 20/01/2013

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