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Daniel-Jean Colloredo
© Bruno Perroud


Le Président normal, ses femmes et moi
Bernard Uzan, par ailleurs auteur, scénariste et réalisateur de cinéma et de télévision, a écrit une première comédie, "Le Président sa femme et moi", mettant en course (c'était bien le cas !) Nicolas Sarkozy via un clone idéal, Michel Guidoni.
Il réitère aujourd'hui avec Daniel-Jean Colloredo dans le rôle de... François Gouda au Tristan Bernard.
Bernard Uzan, à chaque président sa pièce ?
J'écrivais une pièce sur un tout autre sujet lorsque le fameux tweet de Valérie Trierweiler a mis sur la place publique son animosité pour Ségolène Royal. Je me suis alors attelé à l'écriture de ce Président normal... en conservant une mécanique qui avait si bien fonctionné. Nous aurons donc ici encore un chassé-croisé entre un président et son sosie car, à la question : chaque président a son sosie, info ou intox ? je réponds : info ! Ce sosie, un neuneu, n'arrêtant pas de mettre les pieds dans le plat, révèle aux femmes du président - l'ex, Marjolaine Loyal, et l'actuelle, Nathalie Valtrière, furies se vouant une haine légendaire?- des informations qui leur permettront de manœuvrer cet homme. Il est probable qu'il y en ait une autre dans cinq ans, sur ce président ou son remplaçant ! Après tout, je ne fais que remettre au goût du jour une vieille tradition française, respectée par Molière notamment.

Vous ne craignez donc pas la polémique ?
B. U.: Ce n'est pas une pièce politique ! La première, non plus, et pourtant, nous avons eu cinq dates annulées en tournée par M. le roi Sarkozy dans son fief. Il faut la prendre pour ce qu'elle est, un vaudeville, du théâtre populaire, centré sur deux femmes qui se crêpent le chignon autour d'un homme.
Daniel-Jean Colloredo : On sera forcément dans le collimateur. Mais si cela avait été politique et méchant, j'aurais refusé car ce n'est pas ma place puisque je ne suis ni imitateur ni humoriste satirique. Je suis un comédien de troupe. Or c'est un boulevard très bien écrit et, là, je sais faire, ça m'amuse. Pourtant, le microcosme parisien et mes amis comédiens de gauche risquent d'être plus féroces. On verra bien...

À première vue, la ressemblance entre Daniel-Jean et François Hollande ne semble pas évidente. Parce que vous n'avez pas trouvé de sosie ?
B. U.: Ce n'était pas ma recherche. Je voulais avant tout de bons comédiens capables de jouer une comédie de mœurs. Je n'ai pas plus cherché à coller au personnage de notre président, ce n'est pas le propos. Ici, les portes claquent, on se cache dans les placards, on se maraboute... et la fin est un peu Grand-Guignol.
D.-J. C.: Très dubitatif au début, j'ai été le premier surpris quand j'ai vu le résultat : lunettes, maquillage et cheveux teints... je peux avoir du boulot pendant cinq ans... à couper des rubans ! Marie Piton et Dominique Mérot aussi ont quelque chose des femmes, alors on y croit. Sans doute le public sera-t-il voyeur au début.. avant d'oublier de qui il s'agit. Car, quitte à me répéter, on est dans la farce. D'ailleurs, face à ces trois augustes, il y a les clowns blancs, les chefs de cabinet (Leslie Bévillard et Thibaut de Lussy) et le sosie. Le but est donc de faire rire, sans méchanceté.
Interview par Caroline Fabre
Paru le 20/02/2013

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