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Didier Caron
D.R.


Un pavé dans la cour
Habitant le même immeuble, ils se côtoient sans se connaître. Au cours de cette fête entre voisins, ils vont se découvrir... eux-mêmes. Rires et grincements de dents au porgramme de cette pièce, qui sera à l'affiche du Théâtre Michel dès le 1er février.
Didier Caron

signe-là une comédie de mœurs portant sur la difficulté de dire, comprendre, se faire comprendre... et d'aimer. Ce soir, tous les conflits larvés vont éclater, chamboulant la vie des protagonistes. Celle des couples (mari-femme, mère-fille, deux frères) comme celle des membres de cette communauté qui, s'ils n'avaient pas habité là, ne se seraient sans doute jamais rencontrés. La tonalité ? « Violence verbale de personnages en douleur sur le mode de la comédie italienne, où le rire vient désamorcer la gravité d'un propos. » « La direction d'acteurs est essentielle car je veux de la sincérité, du réalisme et des silences qui parlent », en dit l'auteur et metteur en scène.

Actuellement en prétournée, le spectacle arrive à Paris avec une distribution en partie différente. Certains restent, comme Virginie Pradal, « qui fait un tabac en short affriolant, car son personnage ne veut pas vieillir », d'autres arrivent, comme Bruno Paviot. « Je l'ai découvert à Versailles dans un classique. Sa puissance sur scène, la capacité qu'il a à être sincère, son rythme... ce mec m'a impacté ! Je rêvais de travailler avec lui, mais c'est la première fois que nos plannings sont compatibles. J'ai toujours un personnage disons "limite" et dans le rôle de ce gros con raciste, radin, égoïste... il sera exceptionnel ! »

Bruno Paviot

se partage à parts égales entre théâtre privé et subventionné, et s'emploie aussi au cinéma, à la télévision, aux voix, à la publicité. Et peu importe si les vieux clichés ont la vie dure : « Intello de service, psychorigide, qui respecte le plateau et est toujours à l'heure ou rigolo qui vend son âme à l'industrie du divertissement et fait la pute en faisant de la pub ? » Lui se considère « comme un artisan qui aime pratiquer son métier chaque jour ». Il a dit oui tout de suite à Didier Caron et à sa « comédie de mœurs très fine, bien léchée, plus tendre et moins cynique que celles de Jaoui-Bacri et à cet extraordinaire personnage de con ». Jouer les cons « permet d'être con soi-même ». Un exutoire en somme. Mais ce personnage complexe n'est « pas juste con et méchant. Il est aussi malheureux et crée l'empathie.

Tout son univers va s'écrouler. C'est délicieux à interpréter ». En reprenant ce rôle, il découvre des partenaires avec qui il n'a jamais joué. La base de ce travail ? Un enregistrement de la pièce pour apprendre les déplacements et « être le plus prêt possible, texte su par cœur dès la première répétition, afin d'amener très vite mon vécu et mon émotion au rôle ». « Très souple, je peux m'adapter à toutes les équipes, tel un caméléon », ajoute-t-il. Qualité évidente quand on a travaillé avec des gens aussi différents qu'Antoine de Caunes, Costa-Gavras, Adel Hakim, Alain Mollot, Ned Grujic, Stéphanie Tesson, Anthéa Sogno, Niels Arestrup, Thomas Le Douarec...
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 18/02/2013

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