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© Bruno Perroud


L’Heure d’après d’Olivier Soler
au Théâtre du Petit Hébertot
Après "Soler en solo" et "Un peu à l'étroit", le comédien et auteur Olivier Soler revient à la scène dans "L'Heure d'après" mise en scène de Gil Galliot. Un monologue, au sein duquel un homme s'isole "afin de trouver des réponses aux questions existentielles qu'il se pose".
Comment est né ce texte et votre désir de l'interpréter sur scène ?
Au départ, il n'y avait que l'envie d'exprimer certains ressentis. J'écrivais dans les trains, lors de tournages. Structurellement, je trouvais ce texte plus littéraire que théâtral. Le désir de l'interprétation est venu après, par le biais d'une lecture et grâce aux encouragements de mon metteur en scène.

Quels sont les errements intimes qui poussent votre personnage, un jour, à se questionner ?
Ce personnage est né pour se questionner. Ce sont les événements auxquels il a été confronté qui resurgissent et le poussent dans ses retranchements. Il s'en sort comme il peut, par l'humour, la dérision, comme dans la vie.

Quelle relation vous lie à ce personnage ?
Au-delà de l'aspect narratif, l'écriture est pour moi un exutoire. Étrangement, plus le texte s'ancre en moi et plus je m'éloigne d'une partie des raisons qui m'ont amené à lui donner naissance. C'est ainsi que L'Heure d'après me rattrape et me surprend. D'ailleurs, peu importe la part de vécu qui nourrit ce texte, l'universalité des émotions auxquelles il fait appel ravive certaines douleurs et certaines réflexions.

Comment vivez-vous le fait d'être seul sur scène ?
C'est une pression agréable, mais une pression tout de même. Car personne n'est là pour venir vous rattraper, pour venir vous relancer. Mais, d'un autre côté, personne non plus n'est là pour vous importuner !


Par Lôrant Deutsch :

Coluche aurait pu dire de lui, « alors c'est l'histoire d'un mec », mais Olivier Soler, c'est plutôt « l'histoire d'un match ».
Un match déséquilibré entre un enfant et son destin. Face au pire, la perte du père, Olivier a dû se reconstruire, se chercher de nouveaux repères, c'est l'oncle qui deviendra le modèle.
Mais l'oncle est une idole, une star incontournable du football des années 1980, pas facile de se faire un prénom quand le nom est déjà pris.
Son terrain sera alors la scène, gril expiatoire de toutes ses souffrances et de tous ses doutes...
Quoi de meilleur que le rire pour affronter la vie.

PS : Olivier tu sens cette odeur d'herbe mouillée ?
La pelouse est sous la scène et le public est là, alors engage, renvoie la mélancolie aux funérailles et gagne-nous ce match !

Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 04/01/2013

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