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D.R.


Anthony Michineau
Gueule d’ange
Alors qu'il tente d'oublier le décès prématuré de sa jeune épouse en multipliant les conquêtes d'une nuit, Laurent croise la route de Marie, dite "Gueule d'ange", qui prétend être née en 1912 et morte en 1942. Mythomane ou fée, Marie parviendra-t-elle à réconcilier Laurent avec la vie?
Peut-on qualifier Gueule d'ange de conte ?
Je ne sais pas si l'on peut vraiment parler de conte dans ce cas précis... L'aventure vécue par les protagonistes peut sembler imaginaire, mais elle peut également résulter d'un énorme bobard de l'un d'entre eux... Je dirais plutôt que je joue avec le genre pour mieux dérouter mon personnage masculin - et le spectateur avec lui !

Qui sont Laurent et Marie, et quelles couleurs leur donnez-vous ?
Laurent est un auteur qui a du succès, de l'argent, et qui en use pour cumuler les aventures sans lendemain depuis qu'il a perdu l'amour de sa vie. Marie est la joie de vivre et l'optimisme incarnés, et compte bien se servir de ces atouts pour le transformer. L'humour cynique de Laurent, que je m'efforce de développer, contraste avec celui très fleuri et dynamique de Marie, qu'Ariane Mourier sait si bien restituer. Mais les couleurs viennent surtout de la langue que j'ai choisi d'utiliser: le parler imagé du début du XXe siècle, l'argot d'Arletty, de Prévert et de Michel Audiard.

Dans quel univers Romain Thunin vous a-t-il placé ?
Il use des petits artifices propres à la salle de spectacle ou de certains codes propres à la boîte noire. La mise en abyme étant répétée de nombreuses fois (et parfois double pour le personnage de Marie), on peut dire que sa mise en scène est une déclaration d'amour au jeu scénique et, plus précisément, au fait de « jouer à jouer » un personnage sur scène.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 16/11/2012

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