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D.R.


François Berdeaux
attise notre désir
C'est au Vingtième Théâtre que le metteur en scène François Berdeaux nous propose sa dernière création : "Vous désirez ?" Une revue hip-hop à l'ambiance cabaret chorégraphiée et créée avec Céline Lefèvre.
Pouvez-vous nous expliquer le concept de ce spectacle ?
L'idée originelle était de s'inspirer des cabarets parisiens emblématiques — Moulin Rouge, Lido, Crazy Horse — et de les transposer dans l'univers du hip-hop. Mélangés, ces deux styles mettent en lumière leurs points communs : mise en valeur des corps, frontalité assumée, show et performance. Il y a aussi une part d'érotisme clairement assumée et revendiquée. Même si l'érotisme des corps est mis souvent à l'écart dans la danse, expression absolue du corps s'il en est, contrairement au cabaret. Nous avons voulu nous confronter à ce paradoxe. De plus le hip-hop a longtemps eu du mal à assumer sa part de féminité et nous voulons ici la revendiquer, au même titre que nous montrons la virilité. L'érotisme n'est pas une affaire de genre, c'est l'art de la suggestion, le désir se love dans ce qui est caché, c'est pourquoi nous n'abordons la nudité que parcimonieusement car là n'était pas notre recherche.

Comme pour "Ma vie mon œuvre, mon pédalo" où se côtoient cirque, danse et théâtre, on est ici aussi dans un mélange des genres qui caractérise votre travail depuis des années. D'où vous vient cette envie, ce besoin ?

Dans Vous désirez, la danse cohabite avec la vidéo. C'est un nouveau challenge pour moi dans la mesure où je m'intéresse à ce nouveau média depuis peu. J'ai toujours besoin dans mes créations d'aller chercher de l'inconnu, de me déstabiliser avec de nouvelles techniques, c'est un moteur puissant mais qui m'a déjà joué des tours. Là, j'ai découvert le merveilleux et tentaculaire monde de la postproduction. Dans ce spectacle, nous avions besoin de multiplier les points de vue, de montrer les corps sous des angles différents, de nous rapprocher des danseurs et de leur intimité. La vidéo nous permet également de prendre une distance nécessaire, un recul de la pudeur.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 08/09/2012

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