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© Bruno Perroud


Thomas Le Douarec
"Barbara, l’amour et rien d’autre" Aux Nouveautés
Après "Mike" et "Le Portrait de Dorian Gray", Thomas Le Douarec met en scène "Barbara, l'amour et rien d'autre", un récital interprété par la comédienne et chanteuse hongroise Enikö S., et dédié à la "Dame brune".
Pourquoi avez-vous souhaité mettre en scène Enikö ?
Danièle Molina me l'a fait découvrir en concert et j'ai été séduit par le personnage : c'est une grande interprète, une comédienne dotée d'une voix incroyable. Elle ne cherche pas à imiter Barbara : elle s'approprie les chansons dans lesquelles elle se retrouve. Son regard est d'autant plus intéressant qu'elle n'est pas française et l'a découverte sur le tard, après sa mort. Ce n'est pas un spectacle à la manière de Barbara mais, en même temps, elle est là, car Enikö est aussi dans la vibration, l'émotion, avec le cœur au bout des lèvres... âme slave en plus !

Quelles relations entretenez-vous avec le répertoire de Barbara ?

Je suis avant tout fasciné par le personnage, cette "dame de la nuit", longiligne et fantomatique ! Même si j'apprécie ses chansons, je ne pourrais pas l'écouter toute la journée car son univers est trop violent, trop noir. Je ne l'ai jamais vue sur scène, mais je pense que ses chansons ont besoin d'être incarnées - c'est ce dont m'a convaincu Enikö - car elles véhiculent une dimension presque liturgique.

Dans quel cadre avez-vous placé Enikö ?

Ma mise en scène essaie de restituer son côté magicienne et ensorceleuse. Un tulle permet de faire apparaître et disparaître Enikö à volonté. Elle est accompagnée d'un pianiste et des images sont diffusées sur le tulle, des images animées d'un mouvement presque imperceptible pour figurer les humeurs que suggèrent les chansons.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 19/10/2012

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