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© Daniel Angeli


le nouveau spectacle d’Edouard Baer
"A la française"
L'acteur, scénariste, producteur, auteur et comédien y est chargé de sauver l'économie française !
Y parviendra-t-il ? Réponse à Marigny !
Edouard, que raconte A la française ?
Je suis chargé, par le ministère des Affaires étrangères et lors d'un sommet du G20, de mettre en avant nos atouts économiques et de donner envie d'acheter français et d'aimer la France. On m'a choisi, moi Edouard Baer, pour mon style « à la française »... à savoir, vieille France et chic désinvolte (rire). Cette forme d'autodérision m'amuse et j'en joue tout en étant conscient du ridicule de la chose. Mais c'est aussi pour relever un malentendu, un peu comme quand on dit « Jamel est le rire des banlieues » ! Or, je n'ai rien préparé et il reste une seule nuit avant l'intervention. Je compte m'en tirer à la bonne franquette et trouver comment sublimer nos fleurons.

Lesquels ?

En fait, tout tourne autour de ce que signifie être moderne et joyeux en France aujourd'hui. Au cours de cette réflexion sur ce qui m'inquiète et me questionne... - un peu prétentieux ça ! (rire) -, je passe en revue une multitude de sujets qui sont inéluctablement éliminés au fur et à mesure car rien n'est joyeux en soi, c'est juste une question de point de vue.

Des exemples ?

La France du terroir ? Bien sûr, c'est joli, il y a du lait, des vaches, mais si on se souvient qu'au village, pendant la guerre, les résistants les ont cachés et les Allemands les ont vite retrouvés... on ne peut pas continuer sur ce chemin. Notre industrie ? Des enfants jettent la superbe machine à café familiale car « il y a de très bons torréfacteurs dans le quartier » ou encore reprochent à leurs parents d'être allés voir un western, « autant d'argent perdu pour l'industrie cinématographique française ». Nos villes ? On sublime la laideur des centres commerciaux situés à l'entrée des agglomérations via Le Grand Nulle Part , une des six chansons de mon frère Julien pour ce spectacle...

Une dizaine de comédiens dont Lionel Abelanski, Atmen Kelif, Léa Drucker, Leïla Bekhti ou encore Vincent Lacoste sont à vos côtés. Comment interviennent-ils ici ?

Il y a un emmerdeur, un Arabe, un « vieille France »... autant d'éléments qui composent d'une façon ou d'une autre la France d'aujourd'hui. Ils cherchent avec moi, orientent ou désorientent mes choix.

Vous retrouvez ainsi des comédiens avec lesquels vous avez déjà travaillé. Que représente le phénomène de troupe pour vous ?

Je ne sais pas pourquoi mais j'en aime l'esprit. Peut-être une affaire de psychanalyse... des choses de famille, de clan, de protection... ? Pour autant, ce n'est pas par modestie car j'ai un gros ego et, non seulement je ne prétends pas m'effacer ,mais je me traite très bien... et me donne même la place centrale ! Mais je fais d'autres choses en solo, c'est ainsi que je trouve mon équilibre...
Interview par Caroline Fabre
Paru le 03/10/2012

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