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© Serge Carrié


Plus vraie que nature
Un quadragénaire à la recherche de l'âme sœur se voit présenter par son meilleur ami son idéal féminin. Mais l'esprit humain peut-il s'accommoder de la perfection ? Voici la question posée par Martial Courcier dans cette comédie mise en scène par Raphaëlle Cambray et interprétée par Delphine Depardieu, Jean Martinez
et Paul Belmondo.
Jean Martinez

Comédien et metteur en scène, Jean Martinez codirige la société de production Nouvelles Scènes. "Plus vraie que nature a été créée il y a quatorze ans au Spendid et a rencontré un joli succès. Son sujet reste d'actualité car il pose un regard intemporel sur le couple et l'amour. L'écriture de Martial est drôle, intelligente et ses personnages prennent du recul sur eux-mêmes et la société. Ainsi en est-il de François, mon rôle, qui présente à son meilleur ami, Julien, la femme de ses rêves : en suivant leur quotidien, il va prendre conscience que les humains, en cherchant une perfection chimérique, finissent par devenir inhumains ! En regard du rapport amoureux, la pièce accorde une large place aux amitiés masculines.

Ce qui m'a séduit car je crois en la force de ces liens fraternels... dont j'apprécie la simplicité ! Il en est de même pour les relations de travail : j'aime les équipes avec lesquelles je me sens en osmose. J'avais proposé à Paul le rôle de Julien et Delphine m'a contacté pour me proposer de reprendre cette pièce avec lui... sans être au courant de quoi que ce soit ! Les bonnes idées se relaient ! Je suis heureux d'être dirigé par Raphaëlle Cambray, rencontrée chez Jean-Laurent Cochet. Tout leader que je suis, je lui ai indiqué que je serai un bon soldat sachant ce qu'est diriger ! La spécificité de Nouvelles Scènes est de laisser une liberté artistique totale aux metteurs en scène."



Delphine Depardieu

C'est à la sémillante Delphine Depardieu d'incarner cet idéal féminin : "Depuis Un oreiller... ou trois ?, j'avais terriblement envie de rejouer avec Paul ! Comme Martial jouait avec moi dans De filles en aiguilles, il m'a fait lire son texte et j'ai contacté Nouvelles Scènes pour leur proposer de le reprendre... Vous connaissez la suite ! J'ai beaucoup aimé la légèreté et la profondeur de cette pièce. Julien a beaucoup de maîtresses. Il n'arrive pas à trouver son alter ego et les rencontres sans lendemain commencent à le dégoûter de l'amour... Jusqu'à ce qu'il rencontre son idéal : elle est douce, le trouve merveilleux, ne se fâche jamais, reste toujours souriante, positive... Vision quelque peu misogyne de la femme !

Plus leur relation évolue, plus on se rend compte qu'il vaut mieux accepter un partenaire avec des défauts - qui n'en sont parfois qu'à nos yeux : on essaie souvent de changer l'autre pour qu'il vive et pense à notre manière, ce qui est une erreur puisque chacun envisage l'existence avec sa sensibilité. Il faut essayer de s'attacher à ce que l'on aime chez l'autre, tout en étant bien avec soi-même, ce qui est déjà énorme ! Je suis ravie de partager l'intimité du plateau avec Jean Martinez. Jusqu'à présent, il était mon producteur. Maintenant, c'est mon partenaire ! Je vais pouvoir l'enquiquiner à l'envi !" Delphine sera prochainement au cinéma dans Marre des cons de Pascal Zabu, en attendant l'aventure cinématographique idéale : "J'ai beau être la nièce de Gérard, je suis complètement fan de lui et rêverais de partager avec lui l'affiche d'un superbe film !"
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 17/10/2012

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