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© Nathalie Nicoloff


Constance
Les mères de famille se cachent pour mourir
Angélisme et humour noir

Constance est une charmante jeune femme qui adore dire des horreurs. Pour ce nouveau spectacle, elle a travaillé avec un maître du genre, Jérémy Ferrari.
Elle se présente à nous en robe de chambre... et en pleurs. Elle vient de se faire larguer pour la énième fois et s'interroge : en fait, nos mères n'étaient-elles pas plus heureuses dans les années 50, se mariant avec un homme qu'elles ne choisissaient pas vraiment et restant avec lui toute leur vie durant ? Aussi nous propose-t-elle un flash-back sur ces années "bénies" lors desquelles les femmes entendaient et lisaient des conseils pour devenir d'excellentes mères et des épouses parfaites comme "restez bête et soumise à votre mari... et il vous aimera". Quel programme ! Et Constance de camper ces modèles de femmes au foyer... à sa façon. Elle traque en effet la femme des années 50 tout en restant sur les talons de la femme d'aujourd'hui... et des contradictions de l'une et de l'autre. Ses atouts principaux ? Son formidable jeu de comédienne, la dualité entre son angélisme et l'humour noir et son œil qui frise dès qu'elle dit des horreurs. Sa galerie de portraits est un régal. De la petite fille aussi charmante que psychopathe à l'aïeule qui assène leurs quatre vérités aux membres de sa famille avant de les déshériter, en passant par une "grosse vache" répugnante à l'accent picard, une desperate housewife qui fantasme sur son plumeau... toutes sont plus réussies, inquiétantes et drolatiques les unes que les autres. Aussi, quand elle nous quitte sur un "Ce soir avec vous, j'ai kiffé ma race", nous n'avons qu'une réponse en tête : "Nous aussi !!!"
Zoom par Caroline Fabre
Paru le 04/08/2012

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