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© Dunnara Meas


Le Fils
Jacques Lassalle propose une nouvelle adaptation du texte du Norvégien Jon Fosse, écrit en 1997, avec Michel Aumont, Catherine Hiegel, Stanislas Roquette et Jean-Marc Stéhlé.
Un bourg de la Norvège septentrionale. À l'approche de l'automne, un couple de retraités (Michel Aumont et Catherine Hiegel) constate la disparition progressive de la luminosité qui finira de les enfermer dans leur solitude. Toute la jeunesse a fui le village et quand leur unique voisin (Stanislas Roquette) aura rejoint son épouse dans la tombe, seule la lumière de leur logis brillera dans la nuit. Dans cette ambiance crépusculaire, oppressante, où leur principal sujet de conversation est le mouvement des saisons, une angoisse les tenaille : qu'est-il advenu de leur fils dont ils sont sans nouvelles depuis six mois ? Leur voisin prétend qu'il aurait fait de la prison pour avoir volé de la bière - argument quelque peu anachronique à l'heure où les crimes les plus odieux sont à peine sanctionnés par la justice... Contre toute attente, leur fils à demi-autiste (Jean-Marc Stéhlé) réapparaît et prétend ne jamais avoir été incarcéré. Pourquoi est-il revenu ? Nous n'en saurons rien - sans doute pour que la pièce existât. Mais ce retour inespéré s'accompagnera d'un drame qui laissera ses parents dans l'isolement tant redouté. Au-delà de la dimension politique de son sujet - la mort de la ruralité et ses traditions voulues par les élites -, Jon Fosse invite le spectateur à une expérience du néant, parfaitement illustrée par la mise en scène de Jacques Lassalle et le jeu subtil de Michel Aumont et Catherine Hiegel - mais peu apaisante en ces temps d'obscurantisme mercantile.
Zoom par Alain Bugnard
Paru le 06/06/2012

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