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©Bruno Perroud


Ma première fois
Sujet pluriel et universel
C'est au Théâtre Michel que se joue la pièce événement qui a totalisé un million de spectateurs de par le monde, et qui a pour thème les premiers ébats amoureux. Rencontre avec deux des quatre comédiens à l'énergie débordante sur scène : Astrid Veillon et David Macquart.
Astrid, vous avez joué dans Les Monologues du vagin en 2006, y a-t-il des similitudes avec ce nouveau spectacle ?
Astrid :
Absolument pas. C'est une question qu'on me pose souvent et c'est important de faire la lumière là-dessus. On parle de sexualité et d'après de vrais témoignages certes, mais dans le fond comme dans la forme, ce spectacle n'a rien à voir avec Les Monologues du vagin où on lisait des textes, assises sur nos chaises, directement aux spectateurs. La dynamique ici est tout autre, c'est un mélange de monologues et de dialogues, on est dans du théâtre plus physique.
David : Il y a parfois cette adresse au public, frontale, suite aux petits papiers par exemple, mais il y a aussi beaucoup de sketches, on danse, on chante, on s'embrasse. On passe sans cesse d'un personnage à l'autre, d'un univers à l'autre...
Astrid :
Il y a une part très visuelle, qui réclame une technique imparable. On a beaucoup travaillé sur notre complicité et on doit s'aimer beaucoup pour jouer cette pièce. C'est aussi la force de ce spectacle : le rythme et un registre de théâtre contemporain moderne où tout est basé sur l'énergie des interprètes et la puissance du texte. Il n'y a pas de temps mort.

David, vous pouvez nous en dire plus sur ces "petits papiers" ?
David :
C'est la partie "interactive" du spectacle - je vous rassure : personne ne monte sur scène. Avant le spectacle on distribue des papiers dans le public avec des questions sur votre première fois : le lieu, avec qui, etc. On les ramasse, puis cinq minutes avant de commencer, on les lit en coulisses et on se concerte tous ensemble pour décider ce que l'on prend, puis ces réponses sont lues pendant les interludes entre les différents textes.
Astrid :
C'est tout à fait anonyme et on est souvent très surpris. C'est un concept intéressant qui inclut le spectateur dans la pièce, ça casse cette barrière de la scène et notre metteur en scène nous rappelle toujours : "Le public est le cinquième comédien, jouez toujours avec."

Cette version du spectacle est celle jouée dans le monde ?
David :
Non, c'est différent dans chaque pays. Notre metteur en scène, Gabriel Olivares, s'est inspiré de la version espagnole pour monter ce spectacle à Paris, mais il l'a beaucoup modifiée.
Astrid :
Les textes étaient déjà attribués dès le départ, les partitions assez claires dans une construction logique, il ne laisse rien au hasard. L'ensemble est très intelligent, parfois très pudique malgré le thème, mais il y a aussi de la nudité. Même si l'humour est omniprésent, les sujets sont multiples et parfois graves, viol, inceste... C'est cru sans être vulgaire. C'est selon moi un ovni grand public qui parle à tous, d'une grande force.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 15/03/2012

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