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Bruno Moynot (au centre) dans “Jacques le Plusieur
D.R.


Bruno Moynot
Le Splendid, une belle histoire !
Né en 1950, Bruno Moynot se destinait à de sérieuses études d'ingénieur lorsqu'il rencontre, au début des années 1970, la pétillante Josiane Balasko et ses copains, Clavier, Blanc, Jugnot, Lhermitte et Chazel avec lesquels elle forme la troupe, à jamais mythique, du Splendid. Ces jeunes comédiens ont construit un théâtre rue des Lombards. Bruno y devient régisseur en 1975, avant de se lancer sur scène avec eux (il sera par exemple l'inoubliable Zedko Preskovic dans Le Père Noël est une ordure) puis de coécrire leurs spectacles et films. En 1981, la troupe, alors à l'étroit rue des Lombards, investit un ciné porno pour créer le théâtre du Splendid.

Puis elle s'essaime, chacun partant de son côté pour une carrière en solo. Bruno reste au Splendid dont il devient cogérant avec Christian Spillemaecker, la SARL appartenant, encore aujourd'hui, à l'ensemble des comédiens fondateurs qui "en gros, viennent voir les spectacles et nous fichent une paix royale !". Depuis 1983, il codirige également avec Christian Spillemaecker le Théâtre de la Renaissance dont Gérard Jugnot est l'un des associés. Il est aussi l'auteur, avec Jacques Delaporte, de chansons cultes du Grand Orchestre du Splendid. Pendant près de dix-huit ans, Bruno Moynot se consacre surtout à la production et à la gestion des théâtres.

Côté artistique, le plus plaisant, la programmation des spectacles garde l'optique de conserver un "état d'esprit correspondant à ce qui nous faisait rire quand on était tous ensemble", dit-il. Mais, précise-t-il, "il faut aussi être rigoureux concernant la gestion. Alterner accueil de spectacles et productions maison permet d'équilibrer les comptes. Certes, on a des hauts et des bas, mais on s'en sort bien depuis trente ans et, si on n'est pas milliardaires, on ne doit d'argent à personne !". Si ses apparitions au théâtre se faisaient plutôt rares depuis la dissolution de la troupe, on a pu le voir dans plein de petits rôles au cinéma, jusqu'à celui d'un agent immobilier dans Rien à déclarer. Habitué à écrire en équipe, "c'est beaucoup plus rassurant et on avance plus vite", il retente l'aventure avec des personnes mais ça ne marche pas "on n'avançait pas dans le même sens".

Puis il rencontre Samir Bouadi avec qui ça fonctionne immédiatement. Partant d'une idée lumineuse qui a jailli de leurs esprits délirants, "un mec dont la femme l'a trompé avec lui-même", ils écrivent Jacques le Plusieurs, comédie mettant en scène un transformiste, joué par Bruno Moynot, que ses copains de bistrot vont aider à retrouver la mémoire. Parmi ces bistro-thérapeutes, il y a Tom Novembre qui s'était, lui aussi absenté des planches. "C'est une vieille histoire, on se connaît depuis longtemps. Il a joué son premier spectacle 'Le Cocktail de Sergio' au Splendid, en 1986." Pour Bruno, "retrouver la scène correspondait sans doute à un besoin, comme écrire". Aussi, ayant enfin trouvé la partie du "bon tandem" qu'il cherchait, Bruno Moynot n'a qu'une envie : recommencer !
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 25/04/2012

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