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D.R.


Vincent Winterhalter
“Participer à de belles aventures”
Après vingt-cinq ans de théâtre public, où il a travaillé avec François Rancillac, Georges Lavaudant, Stuart Seide, Jorge Lavelli, Didier Bezace, Laurent Laffargue..., Vincent Winterhalter fait une première incursion, plus que réussie, dans le privé avec "Le Mec de la tombe d'à côté". Il y revient aujourd'hui dans "Simpatico", pièce de Sam Shepard mise en scène par Didier Long, au Marigny.

Comment êtes-vous arrivé au théâtre ?

Mes parents, Danielle Chinsky et feu Vania Vilers, sont tous deux comédiens. Pourtant, si j'avais la vision de l'acteur au quotidien, il me restait à en apprendre le métier. Après m'être fait recaler de plusieurs écoles nationales en France et à Londres, souvent avec les félicitations du jury, mais bon..., je suis allé apprendre à jouer à New York, ville qui me fascinait et où j'ai également appris l'anglais et monté ma première compagnie. Mon premier engagement en France est venu du théâtre public où j'ai eu la chance de jouer des rôles magnifiques.

Mais vous êtes passé au privé ?

Je ne suis pas "passé" au privé : je fais du théâtre ! J'ai toujours des engagements dans le subventionné. J'y joue de grandes pièces, de beaux rôles... Quand Maxime Leroux, qui portait à bout de bras le projet du Mec de la tombe d'à côté, est tombé malade au début des répétitions, on m'a proposé de le remplacer jusqu'à son rétablissement. C'était un ami. Il a eu l'indélicatesse de nous quitter définitivement... Ce que je veux, c'est participer à des aventures dans lesquelles je me reconnais. D'où ma présence dans Simpatico, production de Pierre Lescure, que je remercie
chaleureusement.

Qu'est-ce qui vous a fait accepter cette pièce ?

L'extraordinaire sens des dialogues de Shepard et sa façon d'explorer les méandres des personnages, de leur psychologie. C'est un thriller psychologique empreint d'humour qui met en rapport le destin croisé de deux hommes et d'une femme (Claire Nebout), ex-femme de l'un, devenue femme de l'autre. Gamins, ils ont fait un sale coup et ont fait tomber un directeur des courses hippiques (Jean-Claude Dauphin). Aujourd'hui, dix-sept ans après, l'un (Serge Riaboukine) est un homme important dans le milieu hippique, l'autre, que j'interprète, est un loser borderline, fantasque, alcoolique. Un cinquième personnage (Emma de Caunes) intervient dans cette histoire qui, outre mensonges, faux-semblants, manipulations et chantage, met en scène des individualités torturées. L'ensemble se déroulant dans une ambiance très tendue, l'humour est la soupape de décompression, comme la politesse du désespoir. Je suis très heureux de participer à cette aventure !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 04/02/2012

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