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Benoît Masocco
Bruno Perroud


En Ballotage
Le parti d’être gay
Et si le fils de Christine Boutin était homo ? Impensable pour certains, jouissif pour d'autres. C'est pourtant l'expérience vécue par Édouard Couret, jeune politicien gay non déclaré qui va devoir succéder à un père député conservateur homophobe. Ça promet des soirées électorales agitées.

Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire sur ce sujet ?
Benoît Masocco :
Un sentiment de colère et d'injustice. La colère venait de propos insultants tenus par des députés, notamment Christian Vanneste (député UMP, ndlr) décrivant le mariage gay comme une aberration anthropologique ou qualifiant l'homosexualité d'inférieure à l'hétérosexualité. C'est très grave de tenir ce discours quand on connaît la fragilité des jeunes homos sur ces sujets : ils sont confrontés au suicide quatre à douze fois plus que les jeunes hétéros. Quant au sentiment d'injustice, il venait d'un constat : un citoyen gay paye des impôts comme les autres, il a les mêmes devoirs, alors pourquoi n'aurait-il pas les mêmes droits ? Et notamment le droit de se marier... ou de ne pas se marier !

La pièce ne parle pas de mariage, mais d'une histoire d'amour contrariée.
B. M. :
À mon sens, il y a deux sujets dans la pièce. Je reviens certes sur l'inégalité dont sont toujours victimes les homosexuels, mais je voulais aussi évoquer la difficulté de devenir soi, qu'on soit homo ou hétéro, de se départir de son éducation ou de son milieu social... c'est ce qui empêche le héros de la pièce de vivre cette histoire d'amour.

Est-ce une pièce militante ?
B. M. :
Non c'est une pièce engagée. Il faut savoir que la grande majorité des discours homophobes prononcés dans la pièce sont de vrais propos tenus par des députés. Pour les retrouver, je me suis plongé dans les archives de l'Assemblée nationale, je ne me souvenais plus de l'incroyable violence des échanges au moment des débats sur le Pacs... c'est presque un devoir de mémoire !

Est-ce une pièce écrite par un homosexuel pour des homosexuels ?
B. M. :
Non, ce n'est pas le cas. J'ai en horreur toute forme de communautarisme. J'ai essayé de ne tomber ni dans les clichés sur les homos ni dans le manichéisme politique. Je suis conscient qu'il y aura beaucoup de gays parmi les spectateurs et c'est tant mieux ! Mais je pense que cette pièce a une portée plus universelle... D'ailleurs, parmi les premiers spectateurs, beaucoup se sont retrouvés dans cette histoire sans pour autant être gays... ni sortir avec un homme politique !

Comme dans toutes les pièces parlant de sujets gays, y aura-t-il du beau gosse à poil ?
Arthur Molinier :
Je suis torse nu au début, mais ce n'est pas pour montrer des corps dénudés, c'est juste une manière d'ancrer mon personnage dans le quotidien et dans son couple. Il n'y a rien de sexuel, ce n'est pas un prétexte pour faire venir les gens ! histoire d'amour contrariée.
B. M. :
À mon sens, il y a deux sujets dans la pièce. Je reviens certes sur l'inégalité dont sont toujours victimes les homosexuels, mais je voulais aussi évoquer la difficulté de devenir soi, qu'on soit homo ou hétéro, de se départir de son éducation ou de son milieu social... c'est ce qui empêche le héros de la pièce de vivre cette histoire d'amour.

Est-ce une pièce militante ?
B. M. :
Non c'est une pièce engagée. Il faut savoir que la grande majorité des discours homophobes prononcés dans la pièce sont de vrais propos tenus par des députés. Pour les retrouver, je me suis plongé dans les archives de l'Assemblée nationale, je ne me souvenais plus de l'incroyable violence des échanges au moment des débats sur le Pacs... c'est presque un devoir de mémoire !

Est-ce une pièce écrite par un homosexuel pour des homosexuels ?
B. M. :
Non, ce n'est pas le cas. J'ai en horreur toute forme de communautarisme. J'ai essayé de ne tomber ni dans les clichés sur les homos ni dans le manichéisme politique. Je suis conscient qu'il y aura beaucoup de gays parmi les spectateurs et c'est tant mieux ! Mais je pense que cette pièce a une portée plus universelle... D'ailleurs, parmi les premiers spectateurs, beaucoup se sont retrouvés dans cette histoire sans pour autant être gays... ni sortir avec un homme politique !

Comme dans toutes les pièces parlant de sujets gays, y aura-t-il du beau gosse à poil ?
Arthur Molinier :
Je suis torse nu au début, mais ce n'est pas pour montrer des corps dénudés, c'est juste une manière d'ancrer mon personnage dans le quotidien et dans son couple. Il n'y a rien de sexuel, ce n'est pas un prétexte pour faire venir les gens !
Zoom par Frédéric Maurice
Paru le 18/02/2012

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