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D.R.


Jean-Marie Bigard
“J’aime avoir plusieurs cordes à mon arc”
On ne présente plus Jean-Marie Bigard. Le voici au théâtre Saint-Georges dans "Le Coup de la cigogne", une comédie de Jean-Claude Islert mise en scène par Jean-Luc Moreau, où il jongle entre sa femme, sa fille, sa maîtresse, un collègue de bureau aux dents longues et un chef qu'il a envoyé paître...
Qu'est-ce qui vous avait poussé à passer du one-man-show au théâtre ?
J'aime avoir plusieurs cordes à mon arc. J'ai la vanité de croire que faire du one-man-show dans la langue de Molière est un art majeur contrairement à ce que d'aucuns peuvent dire et qu'il est plus aisé de passer du solo au théâtre ou au cinéma que l'inverse. La première fois, pour Le Bourgeois gentilhomme, c'est Alain Sachs qui est venu me chercher. Jouer enfin avec des camarades et me frotter à un rôle joué à la Comédie-Française et que tout le monde rêve d'interpréter, c'était un vrai risque. Je pouvais me faire détruire mais le résultat a plu autant à la critique qu'au public !

Pourquoi, cette fois, avoir choisi un auteur vivant ?

Je désirais faire une vraie création, pour prendre un autre risque et me retrouver plus libre sur le texte. Pourtant, je n'aurais pas mieux fait en dialoguant cette comédie moi-même tant le personnage me ressemble. Je ne crois pas au hasard et, dès que je l'ai lue, j'ai pensé qu'elle m'attendait.

En quoi ce personnage vous correspond-il tant ?

C'est un rôle à coffre ! Mon personnage est un sanglier. Un sanglier que l'on adore car il est en permanence pris en flagrant délit, prend coup sur coup et essaie de s'en sortir avec sa gouaille et sa mauvaise foi de mec.

Parmi vos partenaires il y a Lola Marois, votre femme. Comment est-ce arrivé ?

J'ai reçu le texte de la pièce chez moi et on s'est mis à la jouer avec Lola. Elle a aimé le personnage de ma fille, une hystérique bipolaire qui s'approprie le bébé de sa mère, enceinte à 48 ans. Elle a participé au casting, comme les autres comédiens, fait plusieurs lectures et obtenu le rôle ! À ses côtés, il y a Lamine Lezghad avec qui elle était en cours de théâtre il y a dix ans, Ariane Mourier et Élisa Servier. Ensemble, on forme une belle petite famille. C'est indispensable, car on monte sur un navire pour une traversée de plusieurs mois ! On rigole comme des baleines dans les loges, mais sur scène, on se doit d'avoir les deux pieds dans le ciment de la sincérité.

Avez-vous d'autres projets au théâtre ?

Chaque fois que je pourrai y retourner, j'y reviendrai. Mais j'ai déjà écrit mon prochain one sur le thème du temps qui passe et nous échappe en permanence. Je vais m'amuser à en peaufiner la structure avec mon ami François Rollin lors d'une tournée de rodage pour être fin prêt en septembre 2012, au Palais des Glaces, chez mon frère Jean-Pierre Bigard. Comme c'est mon neuvième spectacle, il s'appelle Nº9 ! Et, si Dieu le veut, il y en aura au moins douze comme le nombre d'albums de Brassens, synonyme pour moi d'une belle carrière bien remplie !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 20/11/2011

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