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© Sylvie Biscioni


Le jour où Nina Simone…
Une belle leçon d’optimisme et d’espoir
Darina Al Joundi se raconte, en interprétant "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter", actuellement à l'Essaïon Théâtre, un monologue autobiographique sur sa propre histoire, une vie guidée par l'amour d'un père et surtout l'amour de la liberté qu'il lui a transmis dans un Liban à feu et à sang.
Tout commence par la mort, le décès d'un père : "Quand il est parti, je me suis retrouvée seule face à ce monde et je me suis rendu compte combien mon père était unique en son genre. Sa présence, son intelligence, ses opinions et son humour ont fait toute mon éducation - tout son être a forgé le mien. Dans cette guerre civile où tout s'affronte, des nationalités libanaises aux syriennes, en passant par les religions, son regard humaniste m'a rendue plus forte - 'La religion, c'est pour la masse ! On est son propre Dieu !', disait-il. 'La guerre fait tomber les masques, profites-en pour regarder les gens, tu n'auras plus jamais la chance de les voir comme ça !'

Aujourd'hui, il n'est plus là pour m'insuffler cette force, pour me protéger de cette réalité." C'est alors que le théâtre s'impose comme un prolongement : "Grâce à lui, j'ai concrétisé ce désir, fruit de cette peine sans fin, d'écrire et de jouer mon histoire et tout ce que j'aurais encore voulu lui dire. C'est une lettre ouverte, à cœur ouvert, à mon père, au public, à ce monde qui me porte. L'acte théâtral comme une introspection, une confession, sans pleurs ni lyrisme... une main tendue d'un être vers d'autres êtres."
Zoom par Samuel Ganes
Paru le 17/11/2011

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