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© Franck Harscouët


Stéphane Boutet
Metteur en scène d’“Un monde merveilleux”
À l'affiche de la Comédie Bastille, "Un monde merveilleux" est une comédie de Didier Caron et Éric Laborie qui obtint un franc succès il y a douze ans. Vous y verrez comment, dans un parc d'attractions "à l'américaine", quatre irréductibles branquignoles tentent, entre un manager tyrannique et un client envahissant, d'incarner les légendaires personnages du pays imaginaire de Peter Pan.
Originaire de Bordeaux, Stéphane Boutet est tombé dans le théâtre dès l'âge de 12 ans, dans le rôle du Petit Prince de Saint-Exupéry. Après le Conservatoire de Bordeaux, il s'associe avec une première compagnie à l'âge de 17 ans. "Monté" à Paris, il jouera entre autres sous la houlette de Jean-Michel Ribes et Robert Hossein, mettra en scène Le Grand Bain de Clément Michel, puis Kramer contre Kramer avec Didier Caron avec lequel il s'associe pour reprendre le Théâtre Michel. "Quand Didier me l'a proposée, cette association m'a paru évidente. D'une part, notre collaboration en tant que metteurs en scène a prouvé que nous étions très complémentaires. D'autre part, cela représentait l'aboutissement de mon parcours, théâtre bien sûr mais également études de commerce."

Mettre en scène est pour lui la capacité de faire de vrais choix artistiques. Alors, quel genre de metteur en scène est-il ? "Pour avoir pas mal travaillé avec des metteurs en scène extrêmement directifs, je pense que plus on a un cadre rigide, plus on a de liberté à l'intérieur. Encore faut-il que ce cadre convienne car la direction d'acteurs n'est pas une science exacte et on doit œuvrer avec la personnalité de chacun. Il faut donc évoluer par l'adhésion et sans autoritarisme. Certes, j'ai une idée assez précise de ce qu'il faut faire mais je reste ouvert aux propositions, d'autant que je crois en la vertu du travail : plus on répète, plus on trouve, plus on avance."

Il avait vu Un monde merveilleux à sa création. "Bien sûr, ce n'est pas un pamphlet politique, c'est même une grosse farce, mais, sous des couverts loufoques, la pièce dénonce une certaine culture américaine, l'entertainment à tout prix : on se fait de l'argent sur le bonheur des gens et on exploite les employés !" La relisant l'année dernière, il se rend compte qu'il s'en souvenait extrêmement bien et, tout en riant à nouveau, décide de la mettre en scène, en optant pour la rupture. Il choisit donc "des comédiens d'univers et d'âges différents en vue d'obtenir une mixité cohérente et pour leur aptitude à jouer sur une sincérité absolue", tout en reprenant Éric Laborie "tant il était formidable dans le rôle d'un beauf au cœur tendre !". Il a également travaillé sur le texte "pour le rendre plus fluide", ajouté une chanson pour faire danser les comédiens et choisi de faire "exister le décor", la salle de repos dans laquelle se déroule l'action se trouvant au sein de l'attraction du parc.

Gageons que toutes ces nouveautés vous donneront l'envie de (re)découvrir cette folle aventure !
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 31/10/2011

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