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D.R.


Vincent Dubois
alias Maria Bodin
Vincent Dubois, c'est un grand gaillard à l'allure sportive qui se plie chaque soir en deux pour entrer dans la peau de Maria Bodin, 87 balais, acariâtre certes, mais dotée d'une belle humanité. En cette rentrée, toujours avec Jean-Christian Fraiscinet dans le rôle de son benêt de fils, il revient nous régaler de leur nouvelle aventure "Retour au pays".
Comment est née Maria Bodin ?
J'ai commencé la scène en chantant. Entre les chansons, je racontais des histoires, des rencontres, des gens. Parmi eux, il y avait une dame que j'avais ramassée après un accident de Solex, quand j'étais ambulancier. Elle avait un caractère incroyable. C'était une espèce de Tatie Danielle croisée avec Ma Dalton. Elle avait le verbe haut et ne se laissait pas marcher sur les babouches. En fait, les gens venaient surtout pour mes histoires... et j'ai créé mon premier spectacle en 1988. Maria Bodin en était la vedette exclusive.

Puis son fils entre en lice...
J'ai rencontré Jean-Christian Fraiscinet à Villard-de-Lans en 1993. À l'époque, le Festival invitait les compagnies à se mélanger pour écrire, ce que nous avons fait en développant l'histoire de Maria. Notre complicité fut immédiate, sans doute de par notre enfance au milieu des champs. De là est né notre couple mère-fils.

Que se passe-t-il dans cette nouvelle aventure ?
À la fin de Bienvenue à la capitale, Christian avait promis à sa mère de revenir la voir dans sa ferme... ce qu'il n'a pas fait, sa femme Claudine ne supportant pas sa belle-mère. Aujourd'hui, Maria use d'un subterfuge pour l'obliger à tenir sa promesse : elle simule Alzheimer et lui donne, devant notaire, les moyens de réaliser son projet de ferme-auberge avec Claudine qui est cantinière. Elle y met des conditions qu'il ne décèle évidemment pas. Il va donc tomber dans le panneau... mais on aime les happy ends et puis Maria c'est une saloperie mais elle a de la morale !

Y aura-t-il une suite
Oui, c'est une saga inépuisable. Pourtant, chaque fois que l'on se met à l'écriture, on a les pétoches. On se demande si l'on n'est pas arrivés au bout et, finalement, plongés dans un contexte différent mais gardant leur âme, leur bon sens, leurs coups de gueule, leurs déchirements, nos personnages parviennent toujours à étonner... et à faire rire.

Qu'y a-t-il dans votre cahier des charges ?
Pour éviter de tomber dans le travers du régionalisme, nous confrontons nos personnages à une réalité universelle. Il leur faut une histoire avec une trame nickel et une vraie dramaturgie pleine de ressorts. On s'arrache souvent les cheveux pour y arriver. Les dialogues coulent ensuite de source. On s'amuse alors à créer une multitude d'expressions. Enfin, c'est notre devise qui nous guide : "Remonter nos manches et ne pas baisser nos frocs", c'est-à-dire garder notre liberté d'agir, faire ce que l'on veut et non ce qu'on nous demande pour des raisons plus ou moins nobles. Et ça, c'est valable en toute circonstance !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 07/10/2011

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