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Jorge Lavelli
D.R.


Lettres d’amour à Staline
S'appuyant sur l'Histoire récente, l'Espagnol Juan Mayorga poursuit son travail de démystification des idéologies mortifères du XXIe siècle avec cet épisode théâtralisé de la vie du dramaturge russe Mikhaïl Boulgakov persécuté par le système soviétique, et que Jorge Lavelli nous invite à découvrir à La Tempête.
Réflexion sur la nécessité pour l'artiste d'être aimé du pouvoir et réciproquement, Lettres d'amour à Staline est une histoire d'amour à trois, entre un artiste, sa femme et un tyran invisible. "Boulgakov est un écrivain admiré et jalousé pour son intelligence et son esprit ; Staline, la bête monstrueuse que l'on sait. Mais il ne s'agit pas pour autant d'une pièce historique", commente Jorge Lavelli.

"L'imaginaire de l'auteur prend le dessus : nous sommes dans l'analyse de la torture, de la douleur et de la souffrance, quand la manipulation fait son œuvre. L'écrivain essaie de faire face à une censure impitoyable. Tous ses écrits sont interdits, même s'ils ont connu le succès. Boulgakov écrit à Staline pour exiger son exil d'URSS. Commence alors pour l'écrivain une interminable attente et sa vie tourne au cauchemar. L'ombre de Staline envahit et hante le poète au point de bouleverser et d'aliéner son existence. Sa femme s'identifie à un hypothétique Staline qui est lui-même projeté dans l'aire de jeu.

Ce texte parle des abus de pouvoir qui sévissent dans tous les états du monde, y compris dans les pays démocratiques." "Tout a l'air d'avoir changé, ce n'est plus le pays où nous sommes nés", se lamente la femme de Boulgakov. Qui mieux qu'artistes et opposants politiques mis au ban de la société ont, de tout temps, révélé les systèmes d'essence totalitaire, tandis que faux artistes s'associent à la désinformation médiatique ?
Zoom par Alain Bugnard
Paru le 10/05/2011

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