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© BM.Palazon


Tap tap tap… c’est Shoebiz
Vous allez bientôt découvrir au Vingtième Théâtre, un spectacle déjanté venu de Suisse. Sur scène, de drôles de gens qui font de drôles de choses avec de drôles de trucs, des mains qui clappent et, surtout, des pieds qui claquettent... Le tout avec de la musique, du rythme et de l'humour ! C'est "Shoebiz", conçu par Fabrice Martin et les frères Costel et Dorel Surbeck qui cumulent à eux trois plus de vingt-six titres de... champions du monde de claquettes.
Le Français lambda pourrait méconnaître cette compétition. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Pourtant, il y a un Championnat en France ! Certes, les Français en sont un peu restés à Fred Astaire, attention, ce n'est pas un reproche, nous avons tous commencé par là, mais ils commencent à bien évoluer. Alors : Claquettes en français, Tap Dance en anglais, Tip Tap en italien, Steptanz en allemand..., chaque pays a son championnat et les lauréats participent au Championnat du monde qui a lieu à Dresde, chaque année en décembre. Chaque concurrent ou duo, trio, dispose de 2 mn 15 pour convaincre en montrant le meilleur de ce qu'il sait faire.

Comment êtes-vous passés du sérieux des championnats à un spectacle plein d'humour ?

Pour chaque prestation, nous créons des ballets, des minishows mêlant prouesses techniques et humour, c'est notre signature. Nous avons composé notre premier spectacle en mettant simplement ces créations bout à bout. Pour Shoebiz, nous sommes passés au stade supérieur en choisissant de travailler avec Jean-Marc Galéra, metteur en scène de théâtre.

Comment avez-vous progressé avec lui ?

Nous évoluions dans deux univers complètement différents ! Il a donc fallu trouver un langage commun. Une fois cela acquis, il nous a suggéré un fil rouge et des personnages permettant de faire ressortir notre personnalité et nous avons travaillé en ce sens. Et puis, nous sommes des danseurs fous qui aiment chorégraphier nos délires, il lui a fallu nous cadrer !

On qualifie vos chorégraphies de novatrices. Pourquoi ?

Parce que, contrairement à la plupart des spectacles de ce genre, nous mélangeons différents styles de claquettes. Et on chante. Il y a donc aussi du son, des canons, une comptine, de la musique, du classique au plus contemporain en passant par le jazz... et de l'humour. Enfin, nous sommes également percussifs avec nos pieds et nos mains et nous détournons des objets, comme des chaussures à roulettes auxquelles nous avons ajouté des claquettes. Nous n'hésitons pas non plus à danser La Mort du cygne à trois, et non à deux... Nos chorégraphies pourraient être moins difficiles, car le public qui vient nous voir n'est pas uniquement composé de spécialistes... mais je l'avoue, on se fait plaisir !

Alors, quel est votre public ?

Tout le monde, claquettistes pratiquants comme simples amateurs de Fred Astaire, ou encore totalement néophytes, des très jeunes, enfants et ados, des très âgés... Ils rient, ils chantent, ils marquent le rythme... C'est un divertissement familial par excellence !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 15/05/2011

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