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© Bruno Perroud


Olivier de Benoist
Itinéraire d’un humoriste en pleine ascension
J'ai découvert le talentueux Olivier de Benoist au Point Virgule dans "Très très haut débit" où, avec une parfaite mauvaise foi, il parle des pauvres hommes malmenés par la gent féminine ! Aujourd'hui, il est en passe de devenir incontournable grâce à "On ne demande qu'à en rire", l'émission de Laurent Ruquier sur France 2.
Olivier est né de Benoist de Gentissart, en 1974, au sein d'une fratrie de 7 garçons. Une formation de juriste, un mariage et trois enfants, celui qui est aujourd'hui ODB respecte les règles du milieu dont il est issu... mais devient magicien en close-up. L'argent gagné lui permet de se produire dans Modèle déposé de Benoît Poelvoorde, puis d'autres spectacles, qu'il écrira car, dit-il, "ayant le sentiment qu'on ne me choisirait pas, moi, je savais devoir tout faire moi-même".

Il loue donc le Théâtre de Nesle où il joue et peaufine son spectacle avec l'impression d'être "un pilote qui engrange les heures de vol sans jamais avoir pris de cours". Aussi, en janvier 2008, aux Blancs-Manteaux, particuliers et professionnels découvrent un débutant qui a déjà de la bouteille ! Voici quelques mois, alors qu'il participe, avec les autres artistes du Point Virgule, à une soirée à l'Olympia, l'équipe de la nouvelle émission de Laurent Ruquier le repère. "Pour être franc, j'ai eu la chance de dire oui sans savoir que je serais noté.

Mais j'y serais peut-être allé malgré tout, car si on commence à chipoter, on n'avance pas !" Ayant alors eu l'heur de plaire, il cumule aujourd'hui une trentaine de passages. Résultat, son "Bonsoir, l'autre jour je..." par lequel il débute chaque sketch est devenu culte et ODB joue à guichets fermés au Point Virgule depuis octobre. "Si les choses continuent sur cette lancée, l'Européen, où je m'installe à partir du 13 avril, s'annonce bien !" Et cette fois, autre "effet Ruquier", il aura un producteur, Pascal Guillaume.

Mais rien n'aurait peut-être été possible sans Vincent Leroy, rencontré lors de la première émission. Car pour respecter le rythme infernal mais "totalement bénéfique" pour lui, ODB fait appel à ce candidat malchanceux dont l'écriture l'avait impressionné. "Sans lui, je ne serais plus dans l'émission ! Depuis quatre mois, on écrit à deux, même si je suis le seul à être vu." Ensemble, ils peaufinent le "ton ODB", un phrasé monocorde immédiatement identifiable et un personnage, "le grand con blanc", naïf absolu, ou bien au paroxysme de la mauvaise foi (!), qui semble vivre en décalage complet avec la réalité. Chaque mercredi, le public du Point Virgule a la primeur du sketch qui passera ensuite à la télé. Mais, ce travail de Titan ne serait-il pas éphémère ?

Non, car, à l'Européen, ODB intégrera ses six meilleurs sketches issus de l'émission. Mais surtout, "'On ne demande qu'à en rire' me pourrit la vie depuis quatre mois et demi [grand sourire ravi en guise de démenti], mais m'a fait bénéficier d'un phénomène inédit dans l'humour depuis 'La Classe" et le 'Théâtre de Bouvard' : la sortie de l'anonymat en quelques semaines !"
Portrait par Caroline Fabre
Paru le 25/06/2011

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