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Gaëlle Billaut-Danno et Xavier Clion
© Bruno Perroud


La Dernière Nuit de Sand et Musset
Une histoire de chair et de sang
Marie-Françoise Hans a écrit "La Dernière Nuit de Sand et Musset", texte qu'elle a proposé à Gaëlle Billaut-Danno et à Xavier Clion, séparément. Tous deux, mis en confiance par le fait qu'ils avaient déjà joué des amoureux dans "Le Jeu de l'amour et du hasard", sous la houlette du metteur en scène Xavier Lemaire, ont immédiatement dit oui. Voici l'occasion de les découvrir et d'en savoir plus sur cette pièce qui est à l'affiche du Petit Saint-Martin.
Quel est votre parcours ?
Gaëlle Billaut-Danno :
Avant de devenir comédienne, j'ai travaillé dix ans dans la communication. Un jour, en allant faire un showcase avec ma mère, Jacqueline Danno, j'ai découvert ce théâtre. Depuis juin 2010, je donne un coup de main à son directeur, Bernard Destors, car l'équipe est petite et le lieu en plein essor. J'aime l'idée d'être liée à cet endroit qui a une très bonne énergie. J'y assume, entre autres, la charge de la communication et des relations extérieures. Mais, comédienne depuis plus de dix ans, je travaille aussi bien au théâtre qu'à la télévision et au cinéma.
Xavier Clion :
Formé au Conservatoire national de région de Tours, j'ai ensuite intégré l'École régionale d'acteurs de Cannes (Erac). En fin de cours, on a joué dans une mise en scène de Jean-Pierre Vincent, qui m'a réengagé dans son Lorenzaccio l'année suivante. Depuis, je joue au théâtre, public ou non, en privilégiant le travail en compagnies.

Comment est construite la pièce ?
G. B.-D. :
L'auteur est partie des correspondances de Sand et Musset. Ils dialoguent autour et sur un lit immense qui, parfois, figure un ring. Car leur joute est animée puisqu'ils évoquent tout ce qu'ils ont vécu de beau, de passionnel, de destructeur... pendant près de deux ans. Sont ainsi également retracés leurs combats, leurs positionnements, en tant qu'artistes et dans leur vie personnelle, notamment pour Sand qui fut précurseur de la libération de la femme, même si elle l'a payé assez cher.
X. C. :
Marie-Françoise Hans a même écrit dans le style de leur propre plume ! Mais, tout monstres sacrés qu'ils sont, ce qu'ils vivent est avant tout une histoire de chair, de sang... et de mesquineries mâtinées d'une certaine complaisance face aux noirceurs de l'âme. Nous avons donc choisi de les interpréter en montrant un couple (presque) comme un autre.

Vous êtes remontés à la source puisque vous êtes allés à Nohant, dans la maison de George Sand. Qu'en avez-vous retiré ?
G. B.-D. :
Se promener dans ce lieu "habité" et où elle venait se ressourcer, voir les paysages qu'elle apercevait de ses fenêtres... ce fut vraiment inspirant !
X. C. :
Et très touchant ! Car la maison est pratiquement restée comme lors des derniers jours de Sand, personne n'y ayant plus habité. Moi, je serais plutôt allé à Venise, mais on ne me l'a pas proposé (Rires.)... Alors, c'est bien la première fois que Musset mettait les pieds à Nohant ! ("Re-rires !")
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 25/03/2011

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