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Brinkhoff-Mögenburg © Littlestar


Mamma mia !
Le 28 octobre dernier, la première version française du musical de Catherine Johnson - composé à partir des succès du groupe ABBA et qui n'en finit pas de réunir des millions de spectateurs à travers le monde - s'est installée à Mogador. Pour nous conter les joyeuses aventures de Donna et de sa fille Sophie à la recherche de son père, Stage Entertainment a réuni une équipe de comédiens talentueux autour de la metteuse en scène Phyllida Lloyd : Claire Guyot, Gaëlle Gauthier, Dan Menasche, Karen Gluck, Marion Posta, Francis Boulogne, Patrick Mazet et Jérôme Pradon. Trois d'entre eux nous révèlent les secrets d'une équipe gagnante !
Jérôme Pradon
est Sam

Vedette du musical français et londonien, Jérôme Pradon, qui a remporté en 2009 le Molière du théâtre musical pour son seul-en-scène L'Opéra de Sarah, et qui fut de l'aventure du Cabaret des hommes perdus, remonte sur la scène qui l'avait révélé au public : "J'ai toujours aimé les comédies musicales, mais avant que je ne débute dans le métier, ma culture en la matière se limitait aux films américains des années 1940 et 1950 ! Je suis tombé dans le théâtre musical un peu par hasard en participant, sur cette même scène, il y a vingt ans, aux 'Misérables', et j'ai alors découvert un registre d'expression pour lequel j'étais, je pense, destiné ! J'ai la chance d'avoir réussi à bâtir une carrière en France et à Londres, où j'ai dernièrement joué dans 'Le Seigneur des anneaux'. Il est parfois difficile de mener ces deux carrières de front car il ne s'agit ni du même marché, ni du même public, mais ces écoles différentes se révèlent particulièrement enrichissantes. Après 'Mamma mia !', par exemple, je présenterai à Paris le monologue 'FX' que j'avais créé à Avignon avec Christophe Lidon." Stage Entertainment avait ainsi pressenti Jérôme pour le rôle de Sam, l'un des trois pères de Sophie : "J'aime beaucoup ce rôle qui a de jolies choses à défendre. Sam est le premier amour de Donna. Leur histoire s'était terminée brutalement sur un malentendu un an avant la naissance de Sophie, dont il ignorait, bien sûr, l'existence ! Il est donc assez surpris que Donna l'invite au mariage de sa fille - dont il va découvrir qu'elle peut être potentiellement la sienne ! -, mais il accepte l'invitation comme il a le sentiment, après son récent divorce, d'avoir raté sa vie amoureuse. Il se rend compte à cette occasion qu'il n'a jamais cessé d'aimer Donna... Il n'y a pas de message à proprement parler dans 'Mamma mia !', mais la pièce dit des choses positives sur l'amour, le fait que l'on peut refaire sa vie après 40 ans, tout en insistant sur l'importance des liens familiaux."


Marion Posta
est Tanya

C'est à Marion Posta - que l'on a pu voir récemment dans Désiré de Sacha Guitry à La Michodière, avec Marianne Basler et Robin Renucci - et Karen Gluck qu'il est revenu d'incarner Tanya et Rosie, les fidèles amies de Donna et figures clownesques de Mamma mia ! : "La comédie musicale me passionne depuis l'enfance : je n'avais pas 4 ans que je me délectais déjà de films américains avec Shirley Temple, Fred Astaire et Ginger Rogers ! Cette passion est d'ailleurs la raison pour laquelle je me suis mise au théâtre et à la chanson. J'ai eu l'occasion de faire des récitals, mais suis finalement arrivée assez tardivement sur un projet de musical, en 2006 avec 'Rutabaga swing' de Philippe Ogouz. Inutile de dire que ce fut un choc d'apprendre que j'avais été retenue pour 'Mamma mia !', puisque je croyais avoir passé l'âge en France pour participer à une telle aventure ! Étant de surcroît totalement fan d'ABBA, je suis comblée : mon rêve est devenu réalité ! Il faut ajouter à cela que le rôle de Tanya, bien que très éloigné de moi, me va comme un gant ! Tanya s'est mariée trois fois avec des millionnaires, étant donné qu'il est hors de question qu'elle travaille ! Elle est très sophistiquée, surfaite, se promène sur la plage en escarpins et tenue Chanel... Bref, elle apparaît très artificielle. Mais elle se donne un genre, fait son petit numéro, car au bout du compte, c'est un cœur d'artichaut et une amie sincère qui dissimule sa fragilité et sa peur panique du temps qui passe ! Je partage avec elle son côté bon vivant, mais pour le reste, c'est vraiment un rôle de composition qui m'amuse beaucoup et dont je me moque gentiment ! J'ai par ailleurs développé avec Karen Gluck, Claire Guyot (et Sophie Delmas sa doublure) la même complicité que nos personnages partagent sur scène : il est jubilatoire de rencontrer des artistes avec lesquels on se sent en symbiose !"


Francis Boulogne
est Paul

Aux côtés de Jérôme Pradon et Patrick Mazet, Francis Boulogne - qui cite Madame Angot de Laurent Pelly et Si jamais je te pince ! de Philippe Rondest parmi ses plus beaux souvenirs théâtraux - est le troisième père de Sophie : "Quand mon agent m'a proposé ce rôle initialement destiné à un ténor d'une quarantaine d'années, je ne pensais pas me rendre aux auditions, puisque je ne correspondais pas vraiment à ces critères ! J'ai donc été le premier surpris d'avoir été retenu et me suis alors rendu compte que Stage faisait du sur-mesure ! La version anglo-saxonne n'a pas été plaquée sur la troupe française : il y a eu un vrai travail de construction de personnages en fonction de la personnalité des acteurs, y compris pour les doublures... J'adore la manière dont Stage nous fait répéter, avec un expert pour chaque discipline : un chorégraphe, un maître de chant, un coach vocal et un metteur en scène. Ce morcellement du travail permet d'optimiser les répétitions, puisque personne ne s'y retrouve inactif... Paul n'a pas d'attaches et passe son temps à bourlinguer. Il est passionné par le voyage et rend compte de ses pérégrinations dans des livres ou des magazines. Son assurance s'effondre quand il prend conscience des responsabilités qu'il aurait dû remplir. Il décide tout de même d'assumer cette paternité inattendue... Le moment le plus émouvant pour lui est celui où Sophie lui demande s'il est prêt à la reconnaître, à l'aimer comme sa fille et rattraper le temps perdu... Et je dois transmettre son émotion de dos, avec peu de texte et pratiquement rien à chanter ! C'est pourtant ma scène préférée ! J'ai la chance de faire partie d'une troupe remarquable et chacun a le talent modeste ! C'est un spectacle plein de vitamines, dont on sort regonflé après la fatigue de la journée !"
Dossier par Alain Bugnard
Paru le 02/05/2011

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