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Alain Cauchi
Bruno Perroud


Alain Cauchi et Fabienne Chaudat “Au nom du fils”
“Une pièce d’une simplicité biblique !”
Au Poche-Montparnasse, la nouvelle comédie d'Alain Cauchi est à l'affiche depuis les fêtes. Mise en scène par Étienne Bierry, le directeur du lieu, elle convie autour de l'auteur : Fabienne Chaudat, Andrée Damant ou Josette Stein, Hervé Falloux et Cécile Sanz de Alba.
Quel est le thème de cette nouvelle comédie ?
Alain Cauchi :
C'est une pièce d'une simplicité biblique. Des histoires de famille, âpres, rugueuses et très humaines, avec une franchise terrible. Un père meurt et son fils revient voir sa famille à Marseille, il a un frère qui sort de prison. Leur maison a pris une immense valeur et sa femme tombe amoureuse de cette demeure ainsi que des racines familiales qui lui avaient été cachées par honte...
Fabienne Chaudat : Cette femme, que je joue, née avec une cuillère d'argent dans la bouche, découvre une simplicité de gens vrais d'où vient son mari. Tout cela se joue dans une grande drôlerie : c'est une vraie comédie.

Pourquoi avoir eu envie d'écrire et de jouer un tel sujet ?
A. C. :
C'est une mort joyeuse ! La famille se reconstruit autour de la dépouille du père. C'est mon univers : je viens d'avoir 50 ans et j'ai pris conscience qu'un jour, j'allais mourir... J'ai eu cette révélation, cette crainte aussi de la mort de mon père. Je suis parti sur cette idée de l'appréhension de la mort d'un être cher. Une histoire d'amour qui rapproche des êtres divisés.
F. C. : J'aime beaucoup Alain Cauchi. Il a eu l'illumination de me proposer ce rôle. Je peux jouer facilement les bonnes, les gouvernantes, les concierges, les gens du peuple, simples. Ce sont des emplois hauts en couleur au théâtre. Ici, je joue une grande bourgeoise désespérée, inconsolable et qui a tout pour être heureuse.

Jouer avec l'auteur présent sur scène, est-ce dérangeant ?
F. C. :
C'est un avantage car on peut retravailler le texte avec lui. Il est aussi un coach formidable, très complémentaire d'Étienne Bierry qui nous met en scène. Le bonheur c'est cette idée commune du spectacle entre le metteur en scène et l'auteur, présent sur scène.
A. C. : J'écris sur des gens que je connais, donc j'ai des références humaines. Mais sur le plateau, je ne parle plus. Étienne Bierry aime les comédiens ; il connait toutes les souffrances et douleurs de ce métier. Il sait que pour avoir une pièce joyeuse il faut une confiance terrible entre tous.

Dans quel état d'esprit entrez-vous dans l'aventure ?
F. C. :
Confiants. C'est un métier d'amour et de partage. On se dit que cela ne peut que marcher et toucher les gens.
A. C. : C'est une pièce que j'avais dans mes tiroirs depuis sept ans. J'en ai toujours une d'avance et le moment venu, lorsqu'il y a un déclic, une rencontre d'acteurs, ça part !
Dossier par François Varlin
Paru le 09/02/2011

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