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D.R.


Le Gai mariage
Une comédie “réaliste” irrésistible où il est question d’un mariage gai, d’amitié, d’amour, d’argent… et de gros mensonges !
Ses auteurs, Gérard Bitton et Michel Munz, sont aussi grands que sympathiques. Une chose les différencie pourtant, leur chevelure, Gérard est frisé et Michel... en est dépourvu ! Depuis un bout de temps, ils mettent leur humour et leur complémentarité en commun, au service de séries télévisées et de films. Ils ont écrit "La vérité si je mens" (1, 2 et bientôt 3), réalisé "Le Cactus", "Erreur de la banque en votre faveur"... Aujourd'hui, ils font leurs premiers pas au théâtre.
Comment en êtes-vous venus à explorer ce nouveau terrain de jeu ?
M. M. :
En cherchant un sujet pour un film, on en a trouvé un nécessitant un seul décor et peu de personnages, ce qui correspondait plutôt à une aventure théâtrale. Ça tombait bien car nous avions le désir de remettre l'écriture au centre d'un projet au long cours. Or, au cinéma, la durée d'exploitation d'un film en salle est de plus en plus courte. Au théâtre, par contre, une pièce continue à exister bien plus longtemps.

Quelles autres principales différences voyez-vous entre le cinéma et le théâtre ?
G. B. :
Au cinéma, on découpe le scénario en de multiples séquences avec, pour chacune, un dispositif comique qui fera au mieux une minute de film. C'est frustrant ! Au théâtre on peut s'en emparer, lui donner toute sa saveur, exploiter à fond tous ses ressorts. Et puis, au cinéma, le scénariste est un technicien de fiction, corvéable à merci, au service du producteur, du réalisateur. Au théâtre on est des auteurs... c'est très agréable !
M. M. : En France, la Nouvelle Vague étant passée par là, le public peut penser que les acteurs ont improvisé ou qu'un metteur en scène, qui n'a pas écrit un mot, est l'auteur du film. Au théâtre, les auteurs sont identifiés. Par ailleurs, il y a là les répétitions, les représentations. Ça va nous manquer car le premier jour d'un tournage, peut être programmée une scène d'amour entre deux comédiens qui ne se sont jamais vus avant... et tout le monde trouve ça normal.

Mettre en scène votre pièce ne vous a pas titillés ?
G. B. :
On s'est posé la question. Mais sans connaître l'univers du théâtre ça paraissait difficile. Alors, quand José Paul a proposé de s'en occuper, on lui a fait confiance... et on a eu raison ! On a beaucoup appris à le voir travailler. Sous sa conduite, on n'a pas hésité à réécrire. C'est très agréable d'avoir un interlocuteur de qualité. Aussi, si nous devions mettre en scène par la suite, sans doute le ferions-nous en collaboration avec un professionnel.

Vous retenterez donc l'aventure ?
M. M. :
On vient voir la pièce régulièrement. Enfin... on regarde surtout le public et ses réactions et c'est tellement jubilatoire ! Alors, oui, certainement. Un film, une pièce, ce rythme est bien tentant !

Un thème en prévision ?
G. B. :
Pourquoi pas le mariage ? C'est un sujet inépuisable. N'est-il pas frappant de constater que, si on examine avec soin les notices de tout ce que l'on achète, on ne porte pas attention à tous nos engagements quand on se marie ? Par exemple, on devient responsable de ses beaux-parents ! Peut-être est-ce une piste à explorer... En tout cas, on peut vous livrer un scoop... ce sera une comédie !!! (Rires.)


Gérard Loussine, Thierry Heckendorn, Patrick Zard, Lysiane Meys et Emmanuel Patron partagent la scène avec brio. Zoomons sur ces derniers.

Lysiane Meys est belge.
À l'école, elle gagne une semaine à Paris avec, chaque jour, une sortie au théâtre. À son retour, c'est décidé : elle sera comédienne et vivra à Paris ! Quelques années plus tard, elle quitte donc sa petite ville natale pour entrer au cours Florent. Très vite, elle joue au Théâtre 14 où Alain Sachs la remarque. Elle travaillera plusieurs fois sous sa direction, notamment dans Un fil à la patte où elle rencontre José Paul. Avec ce dernier, elle multipliera les collaborations en commençant par Jacques a dit. Dès lors, Lysiane a intégré "non pas une troupe mais carrément une famille que l'on a plaisir à retrouver sur scène, pour, en plus, partager des succès". Des bonnes comédies, elle en a joué beaucoup mais rêvait d'une "pièce qui fait rire les gens à gorge déployée". C'est chose faite ! Elle campe ici une fille qui se fait happer par l'engrenage du mensonge parce qu'elle est tout bêtement amoureuse d'un menteur. Comment a-t-elle appréhendé son personnage ? "Je suis tout simplement sincère, elle reste crédible et ça fonctionne." Seul hic, elle entre sur scène bien après tous les autres. Comme elle est dans sa loge dès le lever de rideau, il lui faut d'abord combattre "une longue montée de trac". Et ensuite ? "C'est super excitant, j'entends les rires qui vont crescendo et j'arrive dans un acte qui est l'apothéose. Après, c'est du pur plaisir !"

Emmanuel Patron
s'inscrit à 17 ans au Centre d'art dramatique de la rue Blanche pour devenir scénographe. Pour valider sa demande, on lui demande de rencontrer un metteur en scène... lequel l'engage illico pour jouer un Tourgueniev ! Changement de cap, Emmanuel obtient une licence cinéma-théâtre, entre au cours Charles Dullin et fonde sa compagnie de théâtre. Il fait du cinéma (on le verra en mars dans le film de Kad Merad Monsieur Papa) et des téléfilms, mais surtout du théâtre car il se sent "plus à l'aise sur une scène où tout le corps peut s'exprimer". Il aime "le travail collectif, les répétitions. On cherche, on essaie, on se trompe, on recommence". Ici, il a été gâté ! "Ça va très vite. Il faut coller aux répliques des autres sans couvrir les rires du public. Comme je n'ai pas l'habitude de cette mécanique, j'ai donné du fil à retordre aux metteurs en scène et j'en ai bavé... mais j'y suis arrivé ! Ce, grâce à la discipline d'enfer infligée par José Paul et Agnès Bourry. Un vrai goulag !" (Rires.) Son rôle ? "Un jeune héritier en devenir, velléitaire, assez glandeur, une espèce de dragueur de bac à sable qui veut garder sa liberté à 40 piges, ne veut ni grandir ni s'attacher et se retrouve coincé par le dilemme : argent ou liberté. Du coup, il ment sans vergogne. C'est super marrant à jouer et les rires du public, comme c'est bon !"
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 15/01/2011

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