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D.R.


Philippe Ivancic et Jean-Philippe Evariste
L'extraordinaire succès de Steinbeck, "Des Souris et des Hommes", revient à Paris. Après une création au Théâtre 13 en 2002 ayant fait l'unanimité, et une tournée impressionnante, la pièce sera reprise de nouveau au Petit Saint-Martin dès le 30 novembre pour 60 représentations exceptionnelles. Jean-Philippe Evariste et Philippe Ivancic, comédiens et metteurs en scène du projet en parlent avec foi !
Comment vous est venue l'idée de monter Des Souris et des Hommes ?
Philippe Ivancic :
Nous sommes issus du même cours de théâtre de Jean-Laurent Cochet. Pour travailler le rôle de Lennie, j'ai demandé à Jean-Philippe de me donner la réplique dans le rôle de George... Ces rôles, cette pièce et l'auteur nous ont fascinés. En 1998, nous lancions le projet qui allait voir le jour au Théâtre 13 en 2002.

À quoi peut-on attribuer l'énorme succès du roman de John Steinbeck ?
P. I. :
Tout le monde s'y retrouve. On y évoque l'amitié, la différence, la solitude, la pauvreté, la violence... Ces sujets sont universels. L'homme sera toujours l'homme, mais l'auteur en parle avec beaucoup d'amour ! Celui qui a lu ce livre s'en souvient forcément. Steinbeck l'a tout de suite adapté pour le théâtre en 1937, et c'est en 1946 que la version française a été créée à l'Hébertot, puis reprise en 1975 par Robert Hossein au Théâtre de Paris. Et puis il y a aussi les films qui en ont été tirés...

Jean-Philippe Evariste :
C'est écrit avec sobriété, et poésie. Steinbeck s'est sans doute inspiré d'hommes et de femmes qu'il a rencontrés, de solitudes qu'il a croisées. Et toute l'humanité qui se dégage de ce roman le rend définitivement universel et intemporel. Il y a un message : il faut essayer de comprendre les hommes. Deux hommes qui cherchent à se comprendre seront bons l'un pour l'autre.

Comment le public écoute-t-il ce texte ?
J.-P. E. :
Il passe par toutes sortes d'émotions. Il est tendu, il sourit, il pleure. Nous allons fêter la 100e de la pièce, tous dates et lieux confondus : le public est à chaque fois captivé.
P. I. :
L'écoute est fantastique, et souvent à la fin, il se passe six ou sept secondes avant que le public n'applaudisse. C'est comme un silence de cathédrale, impressionnant. Les gens sont pris à la gorge.

Vous signez la mise en scène, mais avez laissé à Anne Bourgeois la direction d'acteurs. Pourquoi ?
P. I. :
Au début, nous voulions tout réaliser. Mais jouer les deux rôles principaux tout en mettant en scène était difficile. Nous avons demandé à Anne Bourgeois de nous rejoindre.
J.-P. E. :
Elle a l'œil féminin qui se pose sur ce monde d'hommes. Elle a accepté de nous suivre, nous avions posé les bases de la mise en scène, nous nous sommes tus et elle a pris le relais... C'est un travail à trois : elle nous a permis d'aller plus haut.
Interview par François Varlin
Paru le 20/12/2010

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