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© Mathieu Buyse


Stéphanie Bataille et Bertrand Wautlet, une rencontre fructueuse
Walter, Belge et méchant au Point Virgule
Stéphanie Bataille
Tout en suivant un cursus de commissaire-priseur, Stéphanie s'inscrit en cachette au cours Florent. Cela lui valant la colère familiale (un comble, son père est comédien !), elle choisit de s'appeler Bataille "un nom de guerre pour faire la paix", dit-elle. Quand elle n'est pas sur scène (elle prépare Peggy Guggenheim, mise en scène Christophe Lidon), elle participe activement à
V-Day (créé par Eve Ensler contre les violences faites aux femmes), met son carnet d'adresses à votre disposition pour tout besoin express - dentiste, coiffeur, coach... (stephaniebataillepourvous@yahoo.fr) -, écrit un roman autobiographique (Une heure quatorze, éditions l'Editeur)... et met en scène Walter rencontré en donnant des cours de one-man-show au cours Florent.

Walter

Bertrand Wautlet est belge. Vivant à Paris, il se rend compte que l'on écorche souvent son patronyme et cherche un pseudo parmi les anagrammes de son nom : de Walter Rebutant, il ne garde que le prénom... pour des raisons évidentes ! Auparavant, il avait fait de solides études d'ingénieur et exercera plusieurs années durant ce métier qui lui plaît vraiment... mais manque éminemment de fantaisie. Il souhaite alors raviver un plaisir qu'il ressentait lors des cours de théâtre amateur et s'inscrit au Cours Florent... où Xavier Florent l'oriente vers le one man show. Mais avoir exploré l'âme russe pendant trois ans ne l'avait pas vraiment préparé à prendre possession d'une scène pour faire rire ! Sa collaboration avec Stéphanie Bataille fut donc décisive.

Pourquoi ont-ils décidé de travailler ensemble ?
S.B. :
Walter est un garçon extrêmement atypique. Il faut avoir de la curiosité pour le "rencontrer" car il peut paraître froid au premier abord. J'aime ce qu'il défend et son vrai regard sur la politique. Son humour change de ce qu'on a l'habitude de voir. Il ose "balancer", sans jamais s'excuser et sans régler de comptes. C'est un grand bosseur qui reste très à l'écoute. Il a envie d'arriver sans marcher sur les autres. Mais mon travail ne s'arrête pas à la mise en scène. Ayant été moi-même très aidée, je trouve utile d'élargir ma fonction à un accompagnement plus global, fournir des clés sur le comportement dans la vie professionnelle, indiquer des sorties au théâtre et des expositions, par exemple.

W. :
D'abord parce que nous nous sommes bien entendus humainement. Ensuite parce que Stéphanie est un metteur en scène qui a des idées et un vrai regard. Enfin, parce que nos spectacles respectifs ne font pas appel au même type d'humour. Aussi, tout en étant "compatibles", nous n'avons pas des rapports de complaisance. Car si Stéphanie aime ce que je fais, elle a du recul sur mon travail et n'abonde pas systématiquement dans mon sens. Elle me cadre et c'est nécessaire car j'ai tendance à partir dans tous les sens. Nous avons commencé par le jeu et la présence scénique. Depuis, on travaille aussi ensemble sur le texte. Je propose puis elle me donne son "œil" et peut aussi me suggérer des idées.
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 18/12/2010

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