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©K.Forest


Baptiste Lecaplain
Valeur montante de l’humour
Malgré son jeune âge, 24 ans, et le fait qu'il nous raconte ce qu'il a vécu, entendu ou vu autour de lui, ce Normand arrive à nous surprendre et à nous faire rire aux éclats, quels que soient notre âge et nos origines. Pourquoi ? Parce qu'il a une façon bien à lui de voir les gens et les choses et qu'il se livre à des associations d'idées fulgurantes.?N'avoue-t-il pas avoir "trouvé quelques trucs pour le ressort comique" ?
Sur scène, vous êtes parfaitement à l'aise. Est-ce dû à des années de cours de théâtre ?
Aucun cours de théâtre ni d'écriture ! J'ai appris sur le tas, en regardant pas mal de sketches d'autres humoristes. Je suis devenu éducateur de centres de loisirs par goût du contact, de la transmission... et de la reconnaissance. Mais très vite, l'idée de jouer m'a tellement taraudé qu'au lieu de m'occuper des enfants, je fignolais mes textes ! Alors, j'ai tout laissé tomber pour jouer. Je touche du bois, je n'ai pas eu à le regretter ! Tout est allé très vite, deux ans à peine. Je sais que ce métier est fait de hauts et de bas, le pire servant sans doute à apprécier les bons moments, mais comme je suis très bien entouré, je n'ai pas peur.

Pas d'angoisses ?

Oh si ! Je me prends souvent la tête pour des trucs un peu débiles, je me mets tout seul sous pression. Je me demande souvent, par exemple, comment le public va me recevoir. Ou j'ai peur de ne pas être drôle. Le pire, c'est lorsqu'il m'arrive de me remettre en question juste avant d'entrer sur scène. Les meilleures représentations que je donne, c'est quand je ne pense à rien, sauf à m'amuser ! Évidemment, je détesterais que tout cela se termine. Je ne m'imagine pas ne pas faire ce métier. Mon rêve serait une carrière à la Gad Elmaleh, ce serait magique. Lui aussi est passé par le Trévise, une salle géniale dans laquelle je voulais absolument me
produire.

On a l'impression que votre spectacle comporte une bonne part d'impro. Info ou intox ?

Tout n'est pas écrit... C'est essentiel pour moi de pouvoir échanger avec les spectateurs, de réagir à ce qu'ils me renvoient. Non seulement pour ne jamais me lasser, mais aussi pour continuer à surprendre mon régisseur qui connaît le spectacle par cœur, ou encore pour voir à quel genre de public j'ai affaire et ainsi trouver le bon tempo, le bon dosage. Chaque soir c'est différent. J'ai besoin de ça pour m'amuser moi aussi. Et puis, le public m'a donné des pistes et des infos pour finaliser mes idées de sketches. Quand Gad est venu voir mon spectacle (j'en étais hyper fier et heureux !), il m'a dit que lui aussi se nourrissait du retour des spectateurs. Cette tendance à me laisser emporter par le plaisir de jouer a pourtant un revers : le spectacle dure parfois plus que prévu ! Le Trévise étant une grande salle, il y aura des choses que je ne pourrai plus me permettre. C'est donc là que je trouverai la version à laquelle je me tiendrai... avant d'écrire le prochain spectacle... et pour ça, je fourmille d'idées !
À suivre donc !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 17/09/2010

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