Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

© B.?Cruveiller


Julie Deliquet
met en scène “Derniers remords avant l’oubli”
Fondé en 2009 par Julie Deliquet, le collectif in Vitro cherche à parfaire l'illusion du direct au théâtre, en s'appuyant sur des textes permettant aux comédiens de créer dans l'instant une représentation unique.
En quoi ce texte de Jean-Luc Lagarce sert-il les objectifs de votre collectif ?
Derniers remords offre six personnages égalitaires dans un huis clos. Le plateau ne bouge pas, la séquence se déroule sur une journée, l'action ne repose que sur ce qui se dit et Lagarce multiplie les incertitudes, chaque scène se terminant par des points de suspension. Cette structure non figée permet de donner l'illusion que tout se joue en direct, et de construire chaque soir une représentation différente, les comédiens étant libres de leurs allées et venues. On peut ainsi d'un soir à l'autre rire ou pleurer sur la même réplique. J'ai choisi une distribution très proche des personnages, afin que la distance entre les comédiens et leur rôle soit la plus courte possible. Nous avons dans un premier temps travaillé l'histoire, sans le texte, en improvisant autour du thème. Pour ensuite glisser de cette langue improvisée vers celle de Lagarce.

D'autres projets ?

L'année prochaine nous monterons au Théâtre de Vanves La Noce de Brecht et nous enchaînerons certains soirs avec Derniers remords, comme si nous retrouvions, vingt ans plus tard, les mêmes personnages, désormais embourgeoisés et ayant perdu leurs illusions soixante-huitardes : sur une bâche tendue qui recouvrira le "bordel" et les répliques cinglantes de Brecht, nous jouerons les non-dits de Lagarce.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 05/10/2010

-
Haut