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D.R.


Xavier Letourneur
Comédien, metteur en scène et cofondateur du Mélo d'Amélie, acteur de cinéma et de télévision, Xavier Letourneur remonte "Un conseil très municipal" au Mélo.
Vous étiez fondé de pouvoir dans une banque. Comment êtes-vous devenu comédien ?
Quand j'étais jeune, je faisais du théâtre amateur. Mais ma vie professionnelle était ailleurs. Pourtant, en 1978, je me suis inscrit au cours Simon. Lorsque j'ai joué Les Babas cadres au Théâtre d'Edgar, j'étais toujours fondé de pouvoir. En 1984, mon médecin, alarmé par mon piteux état physique, m'a obligé à choisir, et vite, a-t-il précisé. Une semaine après, je quittais la banque !

Qu'est-ce qui vous a poussé à faire de la mise en scène ?

Avant tout comédien, j'aime les acteurs et ai pris goût à les diriger pour servir les textes avec la meilleure efficacité possible. J'ai signé une trentaine de mises en scène de comédies. Je ne sais pas si je revisiterai un jour Shakespeare... en France, on ne passe pas d'un genre à l'autre comme dans les pays anglo-saxons !

Puis il y a eu la création du Mélo d'Amélie ?

Avant, j'avais, avec Thierry Liagre, été à l'initiative du Sentier des Halles. Un ami archi nous a aidés à transformer une cave en théâtre. Puis, en 1994, Christian Dob m'a proposé de créer une salle à Paris avec lui. Michel Rougeron, Muriel Lemaire et Rémi Rosello nous ont rejoints. Dédié à l'humour mais sans complaisance, le Mélo d'Amélie, navigue allègrement de Crébillon Fils à Dob ou Barc. C'est un vivier extraordinaire où les "bandes" se sont croisées, ont travaillé ensemble. De belles choses se sont créées et ont continué une belle carrière ailleurs, ce qui est notre but.

Quel y est votre rôle aujourd'hui ?

Je m'occupe de la programmation et de l'animation artistique du théâtre. Michel Rougeron ayant cédé ses parts à Jean-Luc Lopez et Olivier Payre, je me suis dit qu'une époque se terminait. Aussi, suis-je en train de faire comme lui progressivement. Mais quand je ne serai plus actionnaire, je ne partirai pas pour autant. Je suis très attaché au Mélo !

Pourquoi avoir choisi de remonter Un conseil très municipal ?

Cette "farce" de Dob est on ne peut plus d'actualité. Il y parlait déjà de zones inondables, des mosquées... On l'a à peine retravaillée car la politique, les politiciens et leurs polémiques stériles n'ont pas changé ! À sa création, elle marchait mieux en province qu'à Paris, jusqu'à ce que les Parisiens aient eux aussi leur maire. Alors quand on demande de voter aux spectateurs, devenus administrés, ça les amuse beaucoup. Nous aussi, on s'amuse comme des fous, même si nous devons avoir une parfaite maîtrise de ce qui peut arriver. C'est aussi l'occasion de reformer notre équipe du début : Christian Dob auteur, Michel Rougeron producteur, Muriel Lemaire et moi sur le plateau avec Claude Sese et Hélène Martinez qui étaient là à la création. Un jeune, Clément Naslin, tiendra le rôle du secrétaire de mairie car je trouvais plus intéressant et plus rigolo d'avoir ce contrepoint, vieux con/jeune con. À travers ces retrouvailles, ceux qui connaissent le Mélo depuis longtemps pourront revivre cet esprit du début, les autres le découvriront, tous dans la même humeur joyeuse.
Interview par Caroline Fabre
Paru le 26/07/2010

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UN CONSEIL TRÈS MUNICIPAL   (144 notes)
THÉÂTRE DU MÉLO D'AMÉLIE
Jusqu'au dimanche 18 décembre

COMEDIE. Dans cette comédie délirante et municipale, Monsieur le Maire et ses "con-seillers" vous convient, en tant qu’administrés, à un conseil municipal où la démagogie, les coups bas, les coups de gueule, les mensonges, les compromissions et tutti quanti sont les maîtres mots d’un débat "très" démocrati...


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