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© Franck Bohbot


Coups de foudre
Un musical du tonnerre
Déjà plus de trois ans que cette comédie musicale remplit différentes salles parisiennes, tout en se renouvelant à chaque reprise. Dans une esthétique à la Tim Burton, ce musical qui reprend de nombreuses chansons de notre répertoire français arrive au Vingtième Théâtre. Rencontre avec Jean-Baptiste Arnal, le metteur en scène et Rachel Pignot, l'une de ses interprètes.
Jean-Baptiste et Rachel, quel est votre parcours ?
Rachel :
J'ai toujours voulu chanter depuis l'enfance. J'ai fait la classe lyrique de Rouen et la classe d'art dramatique au conservatoire du 7e arrondissement de Paris. J'ai eu mes premiers contrats à 18 ans, j'ai joué en l'occurrence dans Roméo et Juliette, puis j'ai intégré l'École supérieure d'Art dramatique de Paris. Je prends toujours des cours de chant avec l'excellente Yael Benzaquen. J'ai doublé les chansons de la réédition de Blanche-Neige de Disney, j'ai joué aussi dans Les Misérables, Le Violon sur le toit et Chance. J'ai aussi joué dans Les Femmes savantes avec ma sœur qui jouait ma sœur et ma mère qui jouait ma mère, c'était très drôle ! Et je serai de nouveau avec ma sœur sur scène la saison prochaine dans Les Frangines chantent les sœurs Étienne.
Jean-Baptiste : J'ai suivi une formation de deux ans dans un cours parisien et j'ai l'impression que je me suis formé et que j'ai beaucoup plus appris lors de stages ou au contact des metteurs en scène qui me dirigeaient, ou que je voyais diriger mes partenaires. Je suis passé des formes les plus expérimentales du théâtre contemporain aux tréteaux de commedia dell'arte montés à la hâte sur la place d'un village. Ma rencontre avec Carlo Boso reste très marquante, il m'a transmis ses valeurs, ce réel retour à nos bases, nos traditions, malgré les "nouvelles formes" qu'il fallait chercher... J'aime cette conscience qui doit rester en éveil sur la place essentielle du public dans notre art.

Comment s'est créé Coups de foudre ?
J.-B. :
C'est Gabrielle Laurens qui m'a proposé de le mettre en scène. Avec Catherine Robert, elle avait conçu un scénario qui racontait le parcours amoureux de trois couples à partir de chansons du répertoire allant de grands standards à des chansonnettes plus inattendues. Au fil des années et des différentes incarnations du spectacle, j'ai redéfini la trame, l'histoire, et tout a été complètement réarrangé par notre directeur musical Raphaël Callandreau.
R. : Moi j'ai intégré Coups de foudre en cours de route. Comme le dit Jean-Baptiste, et c'est ce qui est excitant aussi dans cette aventure, c'est qu'à chaque reprise dans un lieu, on se permet de faire des changements. Jean-Baptiste quand il fait une reprise, il aime refaire, revoir le spectacle.

Vous modifiez le spectacle à chaque reprise ?
R. :
Oui, à chaque fois il y a des services de répétitions prévus pour revoir des arrangements, des changements...
J.-B. : Oui et c'est normal. Je fais ça par recherche de "perfectionnement" du spectacle et par volonté de sincérité par rapport à mon état d'esprit du moment pour ce qui est de la forme et de l'ambiance générale du spectacle. On a commencé Coups de foudre en 2003 alors que nous étions encore étudiants. Si, en six ans, alors que l'occasion de réellement re-"créer" le spectacle m'était donnée, j'avais remonté la même mise en scène, du même spectacle sans rien remettre en cause, je serais mort d'ennui... ou d'autosatisfaction !

Pour finir, quelles sont vos cinq comédies musicales préférées ?
J.-B. :
Évidemment Hedwig and the Angry Inch, tant de poésie, d'humanité, d'humour rassemblés dans cette œuvre ! Pour la chanson, Origin of Love aussi. Le Cabaret des hommes perdus, pour la sublime Marpessa. Reefer Madness pour sa folie, son 8 000e degré... et quand même son petit message. Sweeney Todd pour la métaphore, pour la musique, pour l'humour et, surtout, pour Sondheim. Créatures d'Alexandre Bonstein et Lee Maddeford, spectacle culte et pour les revoir sur scène !
R. : Les Misérables car c'est magnifique et c'était mon premier musical. Into the Wood pour l'écriture musicale et l'univers des contes, et Sondheim j'adore. La plupart des films de Jacques Demy et Michel Legrand, et j'affectionne Peau d'Âne car je l'ai toujours aimé et j'ai appris plus tard que mon père était dans les figurants, comme Coluche ou Jim Morrison. Xanadu...
J.-B. : Moi aussi Xanadu ! Vu en VHS un million de fois entre 5 et 10 ans ! Des rollers, des muses, Olivia Newton-John... Ça vous forge son homme ! L'un des plus grands navets du cinéma ! Je n'ai jamais réussi à le voir d'un trait depuis !
R. : Pareil, je l'ai vu et revu petite. Et puis, surtout, c'est le dernier film de Gene Kelly ! Quand on y pense c'est terrible.
Dossier par Samuel Ganes
Paru le 28/06/2010

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