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D.R.


Rencontre avec David Friszman
David Friszman et Frédéric d'Elia montent "Le Médecin (malgré lui)" en mettant en regard les personnages de Molière avec des archétypes d'aujourd'hui.
Pourquoi cette démarche ?
Je dirige des ateliers théâtre qui s'adressent aux ados de Gagny et Villeneuve-le-Roi. Leur réaction négative face aux classiques ("c'est vieux, poussiéreux, ça ne nous parle pas") m'a poussé à leur démontrer que leurs personnages existent toujours. Pour la série des Rimaquoi (France 5), Frédéric et moi avions tourné une scène du Cid, dans un parking, avec deux flingueurs autour d'une Mercedes. Ils l'ont vue et, là, "ça l'a fait".

Alors quid du Médecin ?

Pour nous, aujourd'hui, Sganarelle est alcoolo, magouilleur, dealer, sa femme prend des coups et fait quelques passes. Ils se déchirent d'abord dans leur cuisine en HLM, puis rencontrent des personnages naïfs ou mafieux, tous typés, comme la jeune Lucinde, qui est "gothique".

Avez-vous conservé le texte originel ?

Oui, à une exception près. Le patois utilisé dans la pièce est devenu un langage "wesh wesh". La traduction a été faite par les jeunes de mes ateliers. C'est un langage que tout le monde comprend, mieux, à la limite, que le patois d'origine !

Je suppose que les costumes sont, eux aussi, d'aujourd'hui ?

Évidemment ! Le tout baigne dans une ambiance cinématographique. L'action se déroule en plusieurs endroits du plateau, nu, l'éclairage servant à délimiter les espaces. Une bande-son accentue cet aspect, notamment pour les scènes d'extérieur.
Interview par Caroline Fabre
Paru le 30/04/2010

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