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D.R.


Tout le plaisir est pour nous
La valse des infidèles
Créée sous le titre "Le Saut du lit" en 1972 au Montparnasse, cette comédie de Ray Cooney et John Chapman est, ici, adaptée par Sébastien Castro et mise en scène par Rodolphe Sand.
Écrite, adaptée et mise en scène, par des métronomes du rire, elle repose sur le fait que trois rendez-vous amoureux sont donnés au même moment, au même endroit, c'est-à-dire au domicile d'un grand éditeur parisien, ce très peu de temps après que l'histoire ne commence... alors que débarque une célèbre auteure, très prude, à la recherche d'un éditeur. Autant dire que de nombreux chassés-croisés susciteront un joyeux charivari et des rires en abondance, le dispositif scénique nous révélant ce que les protagonistes ignorent. Si Virginie Lemoine, Gaëlle Lebert, Pauline Klaus, Thierry Redler, Jean-Marie Rollin et Steve Riccard, parfaitement dirigés par un metteur en scène qui a opté pour une sobriété indispensable à ce genre d'exercice, sont convaincants, c'est à Laurence Badie (l'auteure à succès à côté de la plaque) et à Sébastien Castro (le décorateur d'intérieur outragé, tant sur son travail que sur sa sexualité) que je dois mes plus beaux éclats de rire. Grâce à leur irrésistible sens du décalage, ils font exister leurs personnages avec une assurance imperturbable et, l'air de ne pas y toucher, les transcendent. Le public semble être de mon avis, car à chacune de leur entrée en lice, naît un bruissement de plaisir.

Virginie Lemoine
Elle campe une femme fidèle et sérieuse qui tente d'arrondir les angles de tous côtés pour maintenir un semblant de dignité dans un univers où tout part à vau-l'eau.

Virginie, comment êtes-vous arrivée dans cette aventure ?

Rodolphe Sand et Sébastien Castro avaient pensé à moi et j'ai eu la chance d'être libre à ce moment-là. Je serai sur scène jusqu'à fin mars à Paris, date à laquelle j'aurai déjà commencé le tournage d'Une famille d'accueil.

Bref, vous n'arrêtez pas ?

Non j'ai beaucoup de chance. Mis à part huit premières années de "galère", je n'ai jamais cessé de travailler, d'abord à la radio et à la télévision, puis dans mes one-man-show, avec un peu de cinéma et toujours du théâtre, entre les tournages.

Vous êtes également auteure de théâtre, notamment d'Une diva à Sarcelles ?

L'époque où j'écrivais pour moi est révolue et je suis restée longtemps à écrire jusqu'à ma rencontre avec Brigitte Faure, une comédienne remarquable. J'ai monté cette pièce avec des gens inconnus et merveilleux et ai été magnifiquement soutenue par la Comédie Bastille et La Huchette. Je vais recommencer avec une pièce que je suis en train d'écrire. Elle s'appellera Brigitte directeur d'agence et mettra en piste... deux hommes que tout oppose. Si des coproducteurs me rejoignent tant mieux, sinon je prendrai le risque de monter seule au charbon. Car je m'insurge contre le fait que les portes ne s'ouvrent qu'aux "bankables". Une société qui n'accepte pas tout le monde est une société malsaine. Il serait temps que tout le monde dans ce métier pose des actes citoyens, y compris les directeurs de salles !
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 25/03/2010

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