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© P Gely


Emma la Clown
Déjà près de vingt ans que Meriem Menant, derrière son nez rouge, écume les salles de France et Navarre, deux décennies qu'elle nous faitrire tout en mettant en lumière les problèmes de ce monde. Elle revient dans "Emma et son orchestre" au théâtre du Rond-Point. Rencontre avec une artiste complète et touche-à-tout.
Comment est née Emma ?
J'ai fait mes études à l'école Lecoq de 1988 à 1990. Avec un ami américain, on a créé un duo musical qu'on jouait dans le métro, lui jouait du ukulélé, moi du xylophone. Pour rendre le spectacle plus attrayant on s'est habillé en clowns, lui clown blanc, et moi l'Auguste. Le personnage est né là, devenu "Emma" en 1991, quand je suis partie en solo, j'ai alors réintégré la part de clown blanc à l'Auguste et le personnage s'est peaufiné avec le temps. Ensuite, j'ai rencontré Jérôme Deschamps, joué dans quelques pièces, mais je n'ai jamais vraiment quitté Emma. Le clown c'est une protection. Cachée derrière, je profite d'un espace de liberté que je contrôle complètement et qui me permet d'aborder des sujets d'actualité et de société sérieux, mais des sujets aussi plus oniriques, de la poésie à travers des textes, du chant et/ou de la musique.

Qu'est-ce qui vous plaît dans le clown ?

Emma c'est une introspection sur l'humain et sa solitude. Je vous conseille Rire Guérir écrit par Catherine Dolto, sur le mécanisme du clown et sur la façon dont il touche l'archaïsme des gens pour les renvoyer à leur enfance, à leurs tragédies, naïveté ou maladresse. Aujourd'hui, il faut être un héros et le clown c'est tout le contraire : c'est un perdant, un anti-superhéros, je l'aime pour ça.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 05/02/2010

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