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D.R.


Marina Vlady
pour "Les Dames du jeudi"
Après le succès de son spectacle-hommage à son premier époux donné aux Bouffes du Nord l'année dernière, "Vladimir Vissotsky ou le vol arrêté", l'une de nos plus grandes comédiennes reprend le rôle de Sonia dans "Les Dames du jeudi" de Loleh Bellon, aux côtés de Catherine Rich et Annick Blancheteau, et sous la houlette de Christophe Lidon.
En quoi ce texte de Loleh Bellon a-t-il retenu votre attention ?
J'avais vu Les Dames du jeudi à sa création et j'avais d'ailleurs manifesté l'envie de monter cette pièce avec mes sœurs. Le texte date des années 1970. Quand je l'ai relu, j'ai retrouvé le même plaisir que celui que j'avais eu en le découvrant. Loleh Bellon utilise un ton doux-amer très proche de celui de Tchekhov, ce qui fait de cette pièce une comédie pleine de charme. Elle retrace d'une manière délicate, tendre et drôle, la vie de trois femmes du XXe siècle, tout en évoquant le cortège de joies et de tristesses qu'elles portent en elles. Je suis très sensible à l'intimité très forte qu'elles ont développée tout en ne cessant de se disputer ! Il est particulièrement jouissif pour des actrices de jouer dans une même pièce des petites filles, des jeunes filles, puis des femmes, de renouer avec chacune des périodes de notre vie en changeant de voix, de tons, d'attitudes physiques.

Quelles couleurs donnez-vous au personnage de Sonia ?

L'action se situe dans son univers, un appartement un peu bohème avec des couleurs rappelant ses origines russes. Elle est joyeuse, généreuse, a beaucoup de tempérament et, en même temps, est assez naïve. Elle adore son enfant unique qui l'exploite un peu ; elle en a conscience, mais se laisse faire ! Les deux autres personnages sont plus graves, plus matures, parlent de la maladie, de la mort. Comme je sors de deux expériences assez éprouvantes, à savoir la reprise de mon précédent spectacle à Moscou, Vladimir Vissotsky ou le vol arrêté, qui évoquait ma vie et celle de mon époux sous le régime soviétique, et un travail d'écriture sur le coma de mon fils aîné, ce personnage léger est en quelque sorte une bouffée de bonheur.

Considérez-vous l'acte d'écriture comme salvateur ?

Il est vrai qu'à chaque fois que j'ai eu de gros problèmes dans ma vie, le travail et l'écriture m'ont sauvée. Ce livre, Le Fol Enfant, paru chez Fayard, témoigne du besoin que j'ai eu de mettre sur le papier cette histoire tragique et douloureuse. J'avais envie de partager cette expérience pour apporter de l'espoir aux personnes qui
vivaient la même situation. Mon fils est d'ailleurs redevenu autonome depuis.

2010 sera également l'année de votre retour au cinéma.

En effet, je n'avais pas tourné depuis 2001 ! Je serai à l'affiche de Deux jours de répit d'Amor Hakkar dont le film La Maison jaune m'avait particulièrement touchée.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 10/09/2010

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