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Patrick Haudecœur
©Milla


Le retour de : "Thé à la menthe ou t’es citron" !
Il y a dix-huit ans, un ovni atterrissait au Café de la Gare. De parfaits inconnus faisaient salle comble dans cette comédie portant sur les déboires d'une troupe de théâtre amateur et qui est, depuis, restée dans la mémoire des spectateurs comme dans celle de l'histoire du théâtre.
Patrick Haudecœur,
c'était votre première pièce. Comment l'idée vous est-elle venue ?

Depuis l'âge de 12 ans, j'étais dans une troupe de théâtre amateur. Chaque année en juin, nous cherchions un texte que nous pourrions répéter toute l'année à fin d'une unique représentation. Or, une année, nous avons cherché en vain une pièce distribuant douze rôles...
Je l'ai écrite pendant l'été avec mon ex-femme en utilisant ce que je connaissais, le théâtre amateur, avec pour seul souci la sincérité. J'ai découvert bien plus tard que c'était le b.a.-ba de l'écriture !

Qu'est-ce qui vous a poussé à accepter la proposition de Pascal Legros de la remonter ?

Plus le temps passe, moins je serai crédible dans le rôle de ce jeune garçon lunaire et maladroit ! S'il y avait urgence pour moi, la pièce, elle, est intemporelle. D'une part, tant qu'on montera des pièces, il y aura des problèmes de répétition, de représentations et des comédiens qui devront défendre leur peau. D'autre part, ces situations clownesques, burlesques et ces catastrophes pourraient aussi avoir lieu dans la vraie vie.

Avez-vous réécrit le texte ?

Je l'ai simplement resserré un peu, nettoyé de ce que les comédiens précédents avaient ajouté et qui était propre à leur jeu. Et j'y ai remis un personnage qui existait dans la version originelle, la costumière habilleuse myope qui rate les costumes ! Ce qui va surtout changer, c'est le rythme. Il sera plus soutenu. Et, cette fois, nous aurons deux vrais décors, un luxe !
Isabelle Spadea rencontré Patrick Haudecœur en jouant dans "Monsieur de Saint Futile". Depuis, ils ne se sont plus quittés.

Isabelle, vous aviez une formation plutôt classique jusqu'à cette rencontre ?

Carrément même ! Cours Simon, Studio 34, Atelier Voutsinas, Molière, Ionesco... Je travaillais pour la télévision française et même anglaise, et puis, tout a changé. Patrick m'a entraînée dans ses folles aventures, il m'a fait chanter dans Frou-frou les Bains et La Valse des pingouins ! Et me voilà dans le retour de cette pièce culte.

L'aviez-vous vue ?

Non, pas à sa création, car on ne pouvait pas obtenir de places, tant les spectateurs s'y précipitaient. Je l'ai vue plus tard, grâce à un enregistrement... mais sans l'ambiance qu'il devait y avoir dans la salle.

Quel personnage interprétez-vous ?
Je suis la metteur en scène débordée par les événements. Elle n'a pas de réelles compétences mais a très envie de bien faire. Elle se heurte à tellement d'obstacles que cela semble impossible. De toute façon, au point où ils en sont, ça n'a pas grande importance. Je suis ravie d'être dans cette aventure où aucun personnage ne maîtrise quoi que ce soit, où les imprévus pleuvent.

Nathalie Cerda,

vous avez longtemps travaillé dans le théâtre subventionné avec de grands metteurs en scène (Lavelli, Planchon, Sobel...). En jouant dans cette pure comédie, ne seriez-vous plus une comédienne "sérieuse" ? Je reste "sérieuse" dans le sens où ne pas passer par la comédie aurait manqué à mon parcours théâtral. Il se trouve que depuis quelques années, des metteurs en scène du privé me proposent des rôles un peu différents... et j'aime ça ! Cela me permet de "respirer" un peu, mais ce n'est ni un virage ni un hasard... car je ne joue que ce que j'ai envie de jouer. La chance, c'est qu'on me le propose !

Pourquoi avoir dit oui à Patrick Haudecœur ?

L'humour est trop souvent considéré comme un art mineur. Or, il est très difficile de faire rire. Pour moi, Patrick est un vrai "clown" au sens noble du terme. Dans sa mise en scène rien n'est laissé au hasard, chaque effet est mûrement réfléchi, c'est un travail d'orfèvre ou plutôt d'horloger. Faire rire est un pari ambitieux... que j'ai accepté tout de suite avec lui.

Pour quel rôle ?

Celui de Sophia, une comédienne pas très bonne qui croit encore qu'elle peut devenir une diva. Or, elle a choisi la mauvaise pièce, le mauvais metteur en scène et des partenaires pas vraiment convaincants. Grâce à elle, j'ai la chance de travailler avec une équipe formidable, notamment Patrick qui est "une bouffée de tendresse dans ce monde de brutes" !


Jean-Luc Porraz

change régulièrement d'univers, parfois sans beaucoup de répit. Ainsi, "Douze hommes en colère", qu'il jouait depuis la rentrée, s'arrêtera une semaine avant que "Thé à la menthe..." ne commence !

Patrick Haudecœur vous offert le rôle d'un comédien ringard. En quoi diffère-t-il de celui que vous jouiez dans André le Magnifique ?

Les situations sont carrément inverses ! J'étais un acteur parisien qui se la jouait au milieu d'une bande d'amateurs de province. Je suis un comédien qui a roulé
sa bosse et se retrouve dans son élément, en compagnie de comédiens aussi chevronnés que lui. Pourtant, il sera complètement déstabilisé par une sorte d'électron libre, en l'occurrence, le fils du producteur qui va tout dérégler.

Si vous êtes en opposition sur scène car Patrick joue ce trublion, qu'est-ce qui vous rapproche, artistiquement parlant ?

Un terreau commun, un état d'esprit que j'ai découvert en voyant ses spectacles. Il est à la fois très efficace, comme il se doit pour un grand clown, et apporte énormément de poésie. De même, si ses personnages ne se font pas de cadeaux, le fond reste toujours bienveillant. Cela correspond totalement à la personne qu'il est et que j'apprécie.
Dossier par Caroline Fabre
Paru le 28/01/2010

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THÉ À LA MENTHE OU T'ES CITRON ?   (165 notes)
THÉÂTRE FONTAINE
Jusqu'au samedi 31 décembre

COMEDIE. C’est l’histoire d’une troupe qui répète une pièce de boulevard où un gentleman cambrioleur s’introduit chez une aristocrate. Tout y est: le cocu, l’amant dans le placard et les quiproquos attendus. Nous sommes à quelques jours de la première, rien n’est prêt; les techniciens restent flegmatiques,...


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