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Jean-Louis Martinelli
© Pascal Victor


Médée
de Max Rouquette : à la croisée d’Euripide et de l’Afrique
Créée en 2004 sur le grand plateau du Théâtre Nanterre-Amandiers dans une mise en scène de Jean-Louis Martinelli, la "Médée" de Max Rouquette est aujourd'hui reprise dans l'atelier de construction de décors du même théâtre. Une tragédie de l'appartenance, de la vengeance et de l'exil investie par un groupe de comédiens burkinabés.
Inspirée de la tragédie d'Euripide, la pièce de Max Rouquette (auteur disparu en 2005, à l'âge de 97 ans) revisite le destin de la légendaire magicienne. C'est lors d'une mission au Burkina Faso organisée par Culturesfrance en 2002, que Jean-Louis Martinelli a eu, pour la première fois, l'idée de mettre en scène ce texte faisant fortement écho aux situations africaines. Recréée en 2008, à la demande du directeur du Festival de Naples, cette Médée traversée par la musique de Ray Lema est aujourd'hui présentée dans l'atelier de construction de décors des Amandiers. "J'ai l'impression précise que le spectacle s'est épuré et a trouvé sa juste place, déclare le metteur en scène. À l'image dépouillée mais un peu chromo de l'Afrique a succédé une scénographie de l'urgence, du déplacement, et l'espace revisité par Gilles Taschet évoque tous les camps de réfugiés du monde." Incarné par Odile Sankara, Bakary Konate, Mariam Kone, Moussa Sanou et Hamadou Sawadogo, ce spectacle constitue le volet central du triptyque africain présenté en ce début de saison à Nanterre, triptyque également composé de Bab et Sane de René Zahnd et de Je t'appelle de Paris de Moussa Sanou.
Zoom par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 23/11/2009

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