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© Bruno Perroud


François Vincentelli
“Vie privée” : ballet amoureux à Philadelphie
Révélé au grand public par la série télévisée "Clara Sheller"*, François Vincentelli revient à la scène dans "Vie privée" au Théâtre Antoine, une comédie de mœurs adaptée au cinéma par George Cukor en 1940 ("The Philadelphia Story", "Indiscrétions"). Sous la direction de Pierre Laville, le comédien belge d'origine corse donne la réplique à Anne Brochet, Julien Boisselier, Samuel Jouy...
Quelle est l'intrigue de Vie privée ?
Cette pièce de Philip Barry dévoile, sur quarante-huit heures, l'existence de Tracy, une femme de la haute société de Philadelphie qui, dans les années 1940, est sur le point de convoler en secondes noces avec George, un homme d'affaires en vue. Mais Dexter, son premier mari, vient semer la zizanie dans tout cela. Il débarque avec une équipe de journalistes et amène son ex-épouse à se poser des questions sur son projet de remariage...

Quel personnage interprétez-vous ?

Lorsque Pierre Laville m'a contacté, c'était pour incarner le rôle de George, le futur nouveau mari. Mais finalement, à la lecture de la pièce, c'est le personnage de Dexter qui m'a le plus intéressé, personnage qui était interprété par Cary Grant dans le film de George Cukor.

Pour quelles raisons ?

Sans doute, parce qu'il s'agit d'un personnage moins lisse que George, un personnage qui a des failles. Dexter est une sorte de baroudeur, un ancien alcoolique, on ne sait d'ailleurs pas vraiment s'il a réellement arrêté de boire.

Qu'est-ce qui vous a immédiatement séduit dans cette pièce ?

Sa grande subtilité, la finesse de son humour et du regard qu'elle porte sur la nature humaine. Vie privée n'est pas ce que l'on appelle une pure comédie. C'est une pièce drôle, bien sûr, mais une pièce qui va plus loin que cela, qui parle des relations amoureuses et sociales de façon étonnamment juste.

Qu'est-ce qui vous a amené à prendre le chemin de l'art dramatique ?

Je ne crois pas avoir jamais eu envie de faire autre chose que le métier d'acteur. Après des études de théâtre à l'Insas, à Bruxelles, j'ai participé à quelques spectacles en Belgique. Puis, à 25 ans, j'ai décidé de venir tenter ma chance à Paris.

De manière générale, comment abordez-vous vos personnages ?

J'essaie de trouver en moi une petite parcelle correspondant à la nature du rôle et je la travaille, je la développe. Souvent, cela passe par une façon de marcher et, après, le reste suit. Pour moi, le corps est très important dans la construction d'un personnage.
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 02/10/2009

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