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Brigitte Fossey
© Victor Tonelli


La Nuit de l’audience
Femmes d’exception sur un plateau !
À partir du 17 septembre, le Petit Montparnasse propose
un beau projet pour deux comédiennes d'exception :
"La Nuit de l'audience" de Jean-Claude Idée et Jean des Cars, dans une mise en scène de Patrice Kerbrat. Rarement plateau aura si bien porté son nom en offrant la présence de deux femmes magnifiques. Brigitte Fossey et Frédérique Tirmont : sur un plateau !
Brigitte Fossey
est Agnès Leclercq Joy, aventurière américaine, et princesse de Salm-Salm

Quel est le propos de cette fameuse audience ?

C'est une histoire extraordinairement romanesque. Je joue le rôle d'Agnès de Salm-Salm, mariée à un prince prussien endetté qui s'était mis au service de l'armée de Lincoln durant la guerre de Sécession. À la fin du conflit, elle va avec son mari à la rescousse de Maximilien de Habsbourg, le frère de François-Joseph, prisonnier de Juarez. En 1900, elle s'invente une mission : rencontrer la femme de Maximilien de Habsbourg venue en Europe pour demander une aide militaire et financière qui lui a été refusée, Charlotte. Charlotte est folle et est enfermée par son frère le roi des Belges Léopold II. La pièce commence au moment où Agnès de Salm-Salm demande une audience pour être reçue par Charlotte. Ces deux femmes vont revivre leur passé, et rejouer toute leur vie dans un prisme hors du temps.

Cela ressemble à une fiction, mais c'est pourtant historique...

Lorsque l'on fait se rencontrer des personnages historiques, on peut donner libre cours à l'imagination à partir du réel. Un acteur, c'est quelqu'un qui donne une réalité à un personnage qui n'en a pas ; ici, on part de personnages qui ont une réalité et que l'on va faire exister à nouveau. Patrice Kerbrat nous a dirigés Frédérique Tirmont, Christine Guerdon, Jean-Yves Chillot et moi-même à partir de la réalité historique avec une grande liberté et beaucoup d'imagination.

Une pièce historique après une pièce de Boulevard, du cinéma d'auteur... Qu'est-ce qui guide vos choix ?

Un artiste doit tout faire. Je suis une enfant de la balle, un passeur de textes, de réalité et de rêves. Tous les domaines m'intéressent ; j'ai fait du cinéma classique, d'art et d'essai et populaire. De même à la télévision. J'aime le théâtre classique, contemporain, historique... Je vais là où mon cœur m'appelle ; il faut toujours garder la main ouverte au cas où la chance passerait. Je ne choisis mes projets qu'en fonction de mon élan, et pas en fonction de leur succès potentiel.

Pensez-vous que c'est grâce à vous que les projets remportent du succès ?

C'est la complicité d'une équipe qui compte. Le théâtre, c'est un poker que l'on ne joue pas seul. Le metteur en scène, les acteurs, l'auteur, les techniciens : tout le monde est responsable. Si ça marche c'est grâce à tout le monde.


Frédérique Tirmont
est Charlotte de Habsbourg

Si Charlotte de Habsbourg qu'elle incarne, est née pour régner, Frédérique Tirmont a été élevée pour faire du théâtre. Une vocation, un désir profond. "Fille de chanteurs lyriques sur trois générations, j'ai été élevée au milieu des saltimbanques, je suis entrée dans un cours de théâtre à 19 ans, j'ai dansé quarante-sept ans et fait du théâtre toute ma vie. Je suis une comédienne de tempérament." Deux nominations aux Molière, des comédies musicales, des pièces à succès, le doublage de grosses pointures au cinéma (Emma Thompson, Meryl Streep...), Frédérique est une voix, un cœur, une présence. "Le premier jour, lorsque l'on arrive dans une salle de spectacle, c'est un bonheur unique au monde que l'on ressent, comme si l'on arrivait dans sa maison. On doit être les deux pieds sur terre quand on joue, mais on est toujours au-dessus ; il y a cette petite marche de la scène. C'est une merveille comme tous les métiers de passion."

Pour La Nuit de l'audience, elle sera cette reine qui n'a pas régné, que la princesse de Salm-Salm vient visiter : "Lorsque l'on attaque de tels rôles, l'alchimie se fait par l'entente des comédiens et l'imaginaire de l'homme qui vous dirige. Nous étions face à une source d'événements historiques, il fallait donc trouver un code de jeu ; la difficulté est que mon personnage est devenu fou, et que cette folie aura duré cinquante-cinq ans. Donc le code de jeu pour lequel nous avons opté, c'est quelque chose du jeu de l'enfant qui revient chez certaines personnes atteintes mentalement. Avec Brigitte qui est éternellement lumineuse et qui porte en elle cette dose de fraîcheur, il est facile de la laisser me manipuler ; car il y a bien sûr un secret qu'elle veut découvrir et qui est la raison de sa visite... Un jeu où l'on ne sait plus qui manipule qui. Il y en a une qui est folle et il y en a une qui veut savoir..."
Dossier par François Varlin
Paru le 26/09/2009

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