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D.R.


Les frères Taloche
seront au Trévise dès septembre avec un tout nouveau spectacle.
Pour une question de planning, Vincent a répondu seul à cette interview. Cependant, tous deux se sont décrits l'un l'autre, séparément. Bruno : - Au travail comme dans la vie, Vincent est très motivé, organisé, consciencieux et imaginatif. Il a un réel pouvoir comique et s'en sert à souhait. C'est un vrai plaisir de partager la scène avec lui ! Vincent : - Bruno est quelqu'un de très stable. Toujours ponctuel, travailleur, il ne se plaint jamais. Je peux compter sur lui en toutes circonstances, jamais de mauvaises surprises. Bref, c'est le partenaire idéal !

Vincent, comment en êtes-vous arrivés à travailler ensemble ?
Bruno jouait en solo. Plusieurs années après - nous avons neuf ans d'écart -, j'ai monté un duo qui n'a pas duré. Alors on s'est dit : "Pourquoi on n'essaierait pas ensemble ?" C'était il y a seize ans !

Tout de suite dans le visuel burlesque ?
Non. Nous avons suivi la voie montrée par le public dès notre premier spectacle. Les sketches où nous parlions le moins étaient ses préférés. Et comme la plupart des humoristes misent sur le texte, nous avons moins de concurrence !

Quel est votre processus de création ?
Nous énonçons en vrac toutes les idées que nous avons eues séparément. Ça part dans tous les sens et on procède par élimination : ce qui ne convainc pas à l'un ou à l'autre, les thèmes que nous avons déjà traités... Ensuite, nous gardons ce qui nous correspond bien, suivant un conseil donné par Raymond Devos. Puis nous écrivons des miniscénarios et conservons ceux qui tiennent debout. Arrive ensuite Emmanuel Vacca, notre metteur en scène depuis 1996. Son "esprit burlesque" et sa solide formation de mime nous sont indispensables. Il nous aide d'abord à affiner lesscénarios puis corrige nos gestes en détail.

Comment attribuez-vous les rôles ?
Quand on écrit, on voit très clairement qui va faire quoi. Bruno, le personnage le plus sérieux... mais qui fait quand même quelques bêtises... à la façon d'Oliver Hardy. Moi, je suis plutôt Laurel, l'imbécile qui n'en rate pas une. Quand, c'est moins évident, nous choisissons ce qui surprendra le plus le public.

Alors, ce nouveau spectacle ?
On parle à peine. Je peux vous donner une idée de quelques sketches : un enterrement issu de notre passé d'enfants de chœur et de fous rires que nous avons tous vécus à l'occasion d'un tel événement ; un dîner au restaurant, parti du souvenir d'un serveur très moyennement sympa, à Paris ; une partie de jeu vidéo où l'un joue sur sa console, l'autre étant Super Mario ; un tube de Santana dont les passages de guitare un peu aigus et agressifs nous ont fait penser à quelqu'un qui s'énerve ; une série de scènes qui se déroulent à la plage... Nous avons commencé à le jouer et il est très bien reçu. Aussi, passé l'angoisse de la création, il nous tarde de venir à Paris !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 26/08/2009

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