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D.R.


Ladislas Chollat
Un metteur en scène instinctif
Après avoir magnifiquement mis en scène le puissant monologue "Trois semaines après le paradis" d'Israël Horovitz, auteur dont il a mis aussi en scène la pièce "Très Chère Mathilde", en ce moment au théâtre Marigny, Ladislas Chollat nous prépare un "Médée" surprenant au Vingtième Théâtre.
Ladislas Chollat n'a pas choisi Médée par hasard : "Je suis fasciné par Médée. Toute personne qui a vécu le chagrin de la séparation, voir du rejet, comprend sa folie. Je tenais à ce qu'elle soit jouée par une jeune comédienne pour coller au mythe. Médée est plus une femme amoureuse qu'une mère, d'où cet acte de vengeance terrible qu'est l'infanticide, et c'est une femme qui n'a plus rien, étrangère, abandonnée et de cet abandon né le monstre. La société qui abandonne crée le Monstre. Pour moi, c'est une pièce moderne, une critique sociale sur les marginaux. Je pense, qu'actuellement, on crée beaucoup de monstres malgré nous. J'ai travaillé dans les prisons et j'ai vu ça. Et Médée a cette résonnance sociale et ça me touche." Revendiquant une nature instinctive plutôt qu'intellectuelle, Ladislas tient à citer cette phrase d'Anouilh qu'il vient de lire, à laquelle il adhère, et qui le définit : "Je n'ai pas d'idées, seulement des humeurs, des instincts, des aptitudes de l'esprit, je me méfie de l'intelligence et je cherche à m'en servir le moins possible."
Portrait par Samuel Ganes
Paru le 19/05/2009

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