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© François D’Hervilly


Feu la mère de Madame
Souvent, cette courte pièce de Feydeau est montée avec une autre. Hervé Devolder et ses acolytes ont choisi de la montrer seule mais en ajoutant un préambule.
Aussi, avant que l'action ne commence, Rachel Pignot et Franck Vincent installent le décor tout en replaçant cette comédie dans son contexte historique et sociétal. Ils nous rappellent ce qu'était une chemise de jour ou encore que les bourgeoisies ne travaillaient pas mais dirigeaient leur maison ou plutôt leurs bonnes, des filles de la campagne montées à Paris pour devenir corvéables à merci, jour et nuit. Bien amenées par deux excellents et facétieux comédiens et chanteurs, ces informations introduisent on ne peut plus gaiement l'histoire qui suit. Madame (Stéphanie Caillol en harpie) est réveillée en pleine nuit par Monsieur (Hervé Devolder) qui rentre après avoir fait bombance, déguisé en Roi-Soleil et passablement "fatigué". S'ensuit une scène de ménage au cours de laquelle la pauvre camériste est tirée du lit manu militari pour servir de punching-ball aux époux... avant l'arrivée intempestive du majordome de la mère de Madame qui annonce une nouvelle triste ou réjouissante selon celle ou celui qui la reçoit... Nos "décorateurs conférenciers" du début campent deux personnages nigauds à souhait tout à fait à leur place dans cette farce amusante basée sur un quiproquo de taille et qui se joue des travers de la nature humaine.
Zoom par Caroline Fabre
Paru le 04/05/2009

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