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D.R.


Mario Gonzalez
Un homme de théâtre d’exception
Enfant, il travaille avec des marionnettes, puis, adolescent, joue de village en village dans son Guatemala natal dont il va fuir le régime militaire pour se réfugier en France. Là, il intègre le Théâtre du Soleil et œuvre ensuite avec les plus grands comme Mnouchkine, Savary ou Alfredo Arias. Spécialiste du masque, marionnettiste, comédien, metteur en scène et professeur dans de nombreux conservatoires supérieurs, il reste une référence.
Selon vous, George Dandin est "la comédie la plus noire" de Molière ...

Oui, c'est la seule comédie de Molière qui cache une réelle tragédie, puisque l'un des personnages meurt. C'est unique chez Molière et c'est pour moi, la mieux écrite.

Pourquoi utiliser le théâtre des masques ici ?

Il arrive que les comédiens n'aient pas l'âge des rôles, mais qu'il y ait chez eux une personnalité, une voix qui me plaise. Je peux alors décider de travestir l'âge du comédien derrière son masque. Un comédien masqué peut jouer des choses qu'il ne ferait pas s'il ne se sentait pas caché derrière. Il peut, par exemple, soutenir le regard du spectateur. Sans compter la magie qu'exerce cet accessoire, le public est toujours fasciné ou intrigué par cette double peau. Et, bien sûr, il ne faut pas oublier non plus la dimension, la critique sociale, qui appartient à la commedia dell'arte.

Vous définissez-vous comme un artiste militant ?

Bien sûr. Il faut l'être, les choses vont de pire en pire. George Dandin, par exemple, est une pièce sur la condition de la femme. Il faut être militant, se battre, transmettre. L'art est l'une des meilleures armes et je me battrai toujours, jusqu'à mon dernier souffle.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 15/03/2009

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